L’Organisation Guinéenne de Défense des Droits de l’Homme et du Citoyen (OGDH) a fermement condamné l’enlèvement, dans la nuit du dimanche 16 novembre, des enfants d’Elie Kamano, figure connue de la vie culturelle et politique guinéenne, militant pro-démocratie et ancien artiste engagé.
Selon plusieurs témoignages et informations relayées sur les réseaux sociaux, des individus non identifiés auraient enlevé les enfants du leader politique pour une destination encore inconnue.
Dans un communiqué rendu public ce mardi, l’OGDH exprime sa « profonde indignation » et « une vive préoccupation » face à la recrudescence d’actes d’intimidation, d’enlèvements et de menaces visant des opposants ou des membres de leur famille.
L’organisation dénonce une dégradation préoccupante de la situation des libertés publiques en Guinée et rappelle que l’État est tenu par d’importants engagements internationaux en matière de droits humains.
L’OGDH rappelle que la Guinée est signataire du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) et de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), deux textes garantissant notamment :
le droit à la vie (art. 6 du PIDCP, art. 4 CADHP) ;
le droit à la liberté et à la sécurité de la personne et la protection contre toute détention arbitraire (art. 9 du PIDCP, art. 6 CADHP).
Ces garanties sont également consacrées par la nouvelle Constitution guinéenne, notamment ses articles 8, 9 et 10, qui protègent la dignité humaine, la liberté individuelle et l’inviolabilité de la personne.
Appel à une enquête rapide, sérieuse et transparente
Face à la gravité des faits, l’organisation de défense des droits humains :
demande aux autorités judiciaires d’ouvrir « sans délai » une enquête impartiale pour faire toute la lumière sur l’enlèvement ;
presse les autorités compétentes de communiquer régulièrement sur l’état d’avancement des investigations liées à cette affaire et aux autres cas signalés de disparitions ;
rappelle la responsabilité de l’État de garantir la sécurité de toute personne vivant sur le territoire national.
En conclusion, l’OGDH réaffirme son engagement à œuvrer pour la protection des droits fondamentaux en Guinée et se dit déterminée à suivre de près l’évolution de ce dossier, symbole des tensions croissantes qui affectent la vie politique du pays.
Conakry 18 novembre 2025
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Mbinty Soumah
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