Lors d’une récente déclaration à la télévision nationale (RTG), le Général Mamadi Doumbouya a promis de prendre en charge les frais d’indemnisation des victimes du massacre du 28 septembre 2009. Toutefois, cette annonce suscite des interrogations, notamment de la part du Dr Édouard Zoutomou Kpogomou, président de l’Union Démocratique pour le Renouveau et le Progrès (UDRP).
Le Dr Kpogomou a salué la bonne volonté du Chef de l’État, tout en exprimant ses doutes quant à la concrétisation de cette décision. « C’est une excellente initiative pour les victimes, car il est essentiel de réparer les injustices subies. Cependant, en ce qui concerne l’exécution de ce décret, les victimes ont raison d’émettre des réserves. L’histoire des derniers événements en Guinée montre que les ressources nécessaires pour une telle indemnisation font cruellement défaut. Le budget de développement est destiné aux projets de développement, pas à l’indemnisation des victimes du massacre du 28 septembre. Cela soulève un véritable problème », a-t-il expliqué lors d’un entretien avec notre rédaction, le mercredi 2 avril 2025 à Conakry.
Concernant l’effectivité de cette indemnisation, Dr Kpogomou estime qu’une implication de la Cour Pénale Internationale (CPI) aurait été plus appropriée. « La CPI n’aurait jamais dû se dessaisir de ce procès. Si les faits sont avérés, c’est la CPI qui devrait ordonner le paiement des indemnités, et non le gouvernement. L’implication de la CPI aurait ajouté une crédibilité indispensable à cette démarche. L’initiative interne pourrait, elle, prêter à des motivations politiques, ce qui nuirait à l’objectivité du processus. Pour éviter cela, il aurait été préférable de confier l’affaire à une instance internationale », a-t-il conclu.
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