L’on se souvient, avant pour pénétrer dans un cimetière il fallait qu’il ait de mort. Ce lieu est sacré car c’est là que se reposent nos ancêtres. A Kakan , les cimetières ne sont plus mystiques comme avant .
Dans la commune urbaine , les cimetières sont l’objet de vandalisme et de profanation. Les animaux, les humains s’y donnent rendez-vous. Aucun respect pour ces lieux que le Sotikémo doyen M’Bemba Madifing Kaba appelle « Dernière demeure de l’être humain.»
« Nous avons constaté que les vendeurs des bœufs et des moutons, ont transformé les cimetières en pâturages ou en marchés de bétails. Or il est interdit de marcher sur une tombe », déplore Madifing Kaba Doyen de la ville de Kankan.
Par ailleurs, il revient « Toute personne interpellée dans un cimetière en dehors des enterrements, sera arrêtée et poursuivie. Quand-aux animaux en divagation, ils seront saisis et le propriétaire poursuivi », a precisé Barakary Kaba, conseiller du Sotikémo.
A part la transformation les cimetières en marchés ou en pâturages, des citoyens s’hasardent à y construire des maisonnette pour sauvegarder les tombes de leurs parents.
Et, le Sotikémo s’engage à démolir toute tombe construite en briques dans les cimetières.
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