Djamilatou Diallo âgée de 5 ans 4 mois, c’est le nom de la petite disparue depuis le 1er février dernier au district Bamba commune rurale de Pilimili dans la préfecture de Koubia région administrative de Labé. Joint au téléphone par notre correspondant basé à Labé, le père de la victime Alpha Oumar Diallo, nous a indiqué que, sa fille Djamilatou jouait avec sa petite sœur dehors pendant que leurs maman communiquait au téléphone au salon.
Depuis ce jour, ses parents ont cessé de la voir. Toutes les recherches ont été vaines. C’est seulement le 24 février, qu’un chien dit-t-on a été aperçu avec une jambe de la fille.
Quelques jours après c’est-à-dire le 27 février, le même chien a été vu avec la main de la fille, nous apprend la même source. Le Papa de la fille a dis qu’il n’a jamais vu ce chien toutes les deux fois.
Chers lecteurs, on vous propose de lire les explications glaçantes du Papa de Djamilatou Diallo.
« Ma fille est disparue depuis le 1er février dernier dans Bamba à 17h. Depuis cela, on l’a trop cherché mais en vain. C’est Le 24 février passé, que le président du district m’a appelé pour me dire qu’un chien a ramené une jambe de ma fille, je suis venu trouvé que c’est bien sûr l’une des jambes de ma fille . Aussi tôt informée, la gendarmerie s’est rendue sur le lieux.
Elle a demandé à ce que le président du district garde la jambe mais, il a dit qu’il ne garde pas parce que ce n’est pas son enfant. Comme ça moi, en tant que père de l’enfant, je suis allé seul enterré la jambe.
La main retrouvée
Le 27 février, j’étais à Matakaou pour des sacrifices, à mon retour, il m’ont dit de venir voir la main de ma fille au même endroit où on a retrouvé sa jambe en me disant que c’est le même chien qui l’a ramené.
Là aussi, le président du district qui est un frère, a dit encore qu’il ne va pas toucher la main de la fille, que ce n’est pas sa fille. Je suis le seul qui est parti enterré encore la main.
La gendarmerie et les 3 millions
Quelques jours après, ils nous ont convoqué à Pilimili, le président du district a refusé d’y aller, il a envoyé son fils à sa place. Je suis allé avec le propriétaire du chien.
C’était un jeudi. Et, ce jour là, on est resté à pilimili jusqu’à le soir (17h), le fils du président du district a dit qu’il veut rentrer avec le propriétaire du chien. J’ai dit alors qu’on va rentrer ensemble. Mais, Kolié le gendarme a dit que ma femme et moi devons rester.
Le vendredi ils sont revenus nous retrouver là-bas, on est resté jusqu’à le soir, ils ont dit que nous allons faire un arrangement. Je l’ai demandé si c’est un arrangement pour que je retrouve ma fille vivante ou bien, pour que je gagne un autre enfant ? ils m’ont dit c’est de payer 3 millions.
Je leur ai dit que je n’ai pas cet argent là. Ce jour là, on a parlé jusqu’à le soir, il nous ont libéré on est rentré. Après la prière de 19h, le président du district m’a dit de donner un peu d’argent pour me séparer des autorités.
Le lendemain, ils nous rappellent encore, le propriétaire du chien dit qu’il est prêt pour payer un peu d’argent pour faire taire l’affaire. Ils nous disent de payer alors 2 millions et de rentrer et, au cas où on arrive à retrouver le reste de ma fille, de ne dire à personne même au sous-préfet. Ce jour là encore, on a trop parlé ils nous ont dit si on ne paye pas la somme demandée qu’ils vont nous déférer à Koubia et j’ai dit de nous déférer et, c’est ce que fut fait.
Devant le juge de paix de Koubia
À koubia, nous sommes arrivés dans le bureau du juge. Il nous a posé beaucoup de questions en nous demandant si on avait informé les autorités dès la disparition de l’enfant, j’ai répondu affirmatif. Il a appelé le maire ils ont chaudement discuté mais, je ne savais pas ce qu’ils se disaient.
Après, il a appelé le sous-préfet, ce dernier lui a fait savoir qu’il a informé le préfet quand il était informé de la disparition de ma fille.
Après, il appelle encore Kolié le gendarme qui nous demandait de l’argent à Pilimili. Il a reproché à celui-là défait qu’il l’a informé de la situation le 24 février alors que la fille est disparue depuis le 1er février, Kolié dit qu’il avait informé le sous-préfet et le juge a dit non !
en lui posant la question « c’est le sous-préfet qui t’a mis là-bas ou bien c’est nous ? » le juge a dit qu’il va nous mettre en garde à vue au cas contraire si on a des garants, il peut nous libérer en attendant, moi j’avais un parent qui s’est porté garant après ils nous ont libéré en nous disant qu’ils vont nous rappeler quand ils auront besoin de nous.
ils ont enfermé le propriétaire du chien. Depuis ce jour, tout le district m’a mis sous embargos personne ne parle ni à moi ni à ma famille. Ils nous ont interdit de puiser de l’eau chez eux.
Même au forage ils voulaient nous interdire sous l’ordre du président du district, mais, j’ai dit que c’est impossible le forage c’est un don de l’État.
Des antécédents
Avant ce drame, le président du district avait menacé le père de Diamilatou, nous confie ce dernier. D’ailleurs, c’est pourquoi il dit l’affaire du chien est juste un scénario car, il n’a jamais vu ce chien.
Il nous informe également qu’il y a plus de 30 chiens dans ce district. Alors, pourquoi c’est avec le même chien qu’on a retrouvé la jambe et la main de la fille ?
Affaire à suivre!
Bachir Diallo onetopic84@gmail.com 00224664379620



