La situation de la liberté de la presse en connaît une nouvelle détérioration, selon le dernier classement publié le 29 avril 2026 . Le pays recule de huit places et se positionne désormais au 111e rang sur 180, avec un score de 48,45. Une chute qui confirme une tendance préoccupante observée depuis plusieurs années.
En comparaison, la Guinée occupait encore la 103e place en 2025 avec un score de 52,53, et la 78e position en 2024 avec 59,97 points. En seulement trois ans, le pays a perdu 33 places, illustrant une dégradation progressive mais constante de son environnement médiatique.
Sur le terrain, les professionnels de l’information font face à des conditions de travail de plus en plus difficiles. Fermetures de médias, sanctions ciblant des journalistes critiques et pressions économiques sur les organes de presse figurent parmi les principaux obstacles. Ces contraintes réduisent considérablement la capacité des rédactions à exercer leur mission d’informer librement, transformant parfois le journalisme en activité à haut risque.
Le rapport 2026 de RSF met également en évidence le décrochage de la Guinée par rapport à plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest. Elle se classe désormais derrière des États comme le (39e), la (46e), la (54e), le (58e), la (61e), le (78e) et la (79e), des pays où les conditions d’exercice du journalisme sont jugées plus favorables.
Selon RSF, le régime issu du coup d’État de septembre 2021 n’a pas respecté ses engagements en matière de liberté de la presse. L’organisation souligne que l’année 2024, suivie de l’élection de à la présidence fin 2025, a marqué un tournant dans la répression des médias privés. Parmi les faits marquants figurent la censure de médias critiques ainsi que l’enlèvement d’un journaliste, des événements qui ont profondément marqué le paysage médiatique national.
Autre élément préoccupant : la Guinée change de catégorie dans l’évaluation de RSF. Elle passe désormais du groupe des pays où la situation est jugée « problématique » à celui où elle est considérée comme « difficile ».
Ce reclassement reflète un resserrement significatif de l’espace médiatique et un affaiblissement des garanties fondamentales liées à la liberté d’informer.
À l’échelle continentale, cette évolution rapproche la Guinée de pays où la situation est qualifiée de « très grave », tels que l’, l’, le et l’.
Face à cette dynamique inquiétante, les observateurs appellent à des mesures urgentes pour garantir la protection des journalistes et restaurer un climat favorable à une presse libre et indépendante. L’évolution de la Guinée dans les prochaines années sera déterminante pour l’avenir de la démocratie et de l’État de droit dans le pays.
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