Le ministre guinéen de la Santé et de l’Hygiène Publique, Dr Oumar Diouhé BAH, a récemment réaffirmé l’engagement du gouvernement dans la lutte contre les médicaments impropres à la consommation. Lors d’une rencontre avec le Réseau National des Organisations Sanitaires Privées, Associatives et Confessionnelles de Guinée (RENOSPAC), il a une nouvelle fois promis que des mesures seraient prises pour éradiquer ce fléau qui met en péril la santé publique en Guinée.
Cependant, chaque année, malgré les annonces officielles et les battages médiatiques qui les accompagnent, les résultats demeurent minimes. En effet, la circulation de médicaments de qualité douteuse persiste, notamment dans la capitale Conakry. Ce sont souvent des femmes, installées à même les trottoirs, qui les vendent à la sauvette, en toute impunité, sans aucun contrôle sanitaire.
Ce phénomène expose la faiblesse des mesures de régulation et de surveillance du marché pharmaceutique en Guinée. Les autorités continuent de dénoncer ces pratiques illégales, mais la réalité sur le terrain est bien différente. L’absence de moyens suffisants pour une surveillance effective et la lenteur des interventions des forces de l’ordre permettent à ces médicaments de continuer à être accessibles à un large public.
Les médicaments impropres à la consommation peuvent être particulièrement dangereux, car ils sont souvent inefficaces, mal conservés ou périmés, ce qui présente un risque direct pour la santé des citoyens. Dans un pays où l’accès aux soins de santé est déjà limité, la vente de tels produits dans la rue aggrave les problèmes de santé publique.
Malgré les engagements du gouvernement, l’absence de changements significatifs dans ce domaine souligne un manque de coordination et de rigueur dans l’application des lois.
Il devient urgent que le gouvernement, les autorités sanitaires et les autres parties prenantes intensifient les efforts pour mettre en place des mécanismes plus efficaces de régulation et de contrôle.
Il est également important d’améliorer l’éducation et la sensibilisation de la population aux dangers des médicaments de qualité douteuse. Un renforcement des capacités des autorités sanitaires et une coopération plus étroite entre les acteurs publics et privés seraient des atouts précieux pour lutter efficacement contre cette problématique.
Selon des analystes et observateurs , bien que les déclarations officielles se multiplient, la lutte contre les médicaments impropres à la consommation en Guinée semble être un combat loin d’être gagné.
Il devient impératif que des actions concrètes et durables soient prises pour protéger la santé de la population et mettre fin à ce phénomène récurrent.
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