Première journée scientifique sur le cancer organisée ce jeudi 21 juillet 2022 dans un réceptif hôtelier à Conakry. Une journée qui tourne autour du thème : « l’impact du Covid-19 sur la prise en charge du cancer ».
Elle vise à partager des expériences avec des thèmes riches et variés mais, essentiellement sur le cancer féminin et l’élimination du cancer du col de l’utérus.
Le président de la société guinéenne du cancer a fait savoir que, malgré l’émergence des maladies épidémies, le cancer n’a cessé d’augmenter dans le pays. Mais, souligne-t-il, il s’agit d’une augmentation surtout en rapport avec les maladies, des malades qui viennent avec des cancer très avancés.

« C’est-à-dire, en période de Covid-19, ceux qui ont très peu de signes, et qui sont à leurs débuts de maladie, ne viennent pas à l’hôpital par peur du Covid-19. Donc, c’est quand ils sont très avancés, qu’ils viennent à l’hôpital. Donc, c’est la raison pour laquelle, il y a eu une augmentation », explique professeur Bangaly Traoré.
Des doléances ont été faites lors de cette journée scientifique sur le cancer, notamment, par la société guinéenne de cancer. Ces doléances s’articulent sur certains points essentiels a fait savoir le représentant du ministère de la santé.
« l’existence et la création d’un service de chirurgie oncologique, la prise en charge de cancer et également avoir un institut… », a cité Bachir Kanté.
Toujours selon lui, au niveau du ministère de la santé, il est à constater que, des prérequis sont déjà visibles pour que, ces doléances puissent être accéder.

« L’institut que professeur Bangaly fait allusion était déjà inscrit dans le nouveau cadre organique du ministère de la santé. Et, nous espérons que dans les jours à venir, nous allons voir l’existence d’un institut. », ajoute-t-il.
Docteur Amadou Barry est l’administrateur national de la lutte contre la maladie au niveau du bureau pays OMS Guinée. Il est pour cette activité, le point focal cancer au niveau de l’OMS. De même, il indique que, l’organisation dont il représente a fait un apport technique, financier et logistique.
« En ce qui concerne l’apport technique, nous avons contribué à la mise en œuvre de cette activité par rapport à la présentation des communications technique en suite l’apport financier par rapport à la mise en œuvre de l’activité au niveau de l’hôtel et l’apport logistique par rapport à la connexion internet », dit-il.
Pour lui, cette journée, a été une occasion de partager les informations et sensibiliser la population guinéenne sur la situation de cancers gynécologiques .
« parce que, de nos jours, il y a des femmes qui souffrent du cancer du sein et du col de l’utérus et qui ne savent pas vers où se diriger. Avec cette occasion, ça va permettre à ces femmes d’être sensibilisées et savoir de quel côté partir pour se faire soigner .»
D’ajouter, « Nous avons apporté un appui à l’unité cancer par rapport au dépistage du cancer du col de l’utérus, il y a eu le renforcement des capacités au niveau de la région de Kindia, les 7 hôpitaux préfectoraux ont été capacités par nos collègues de l’unité cancer et il y a aussi les centres de santé, une dizaine a été formée pour assister un dépistage », a indiqué Bachir Kanté.
Présent à cette rencontre, le représentant de la coalition Bourkinabé contre le cancer, dira que la Guinée ressemble au Bourkina Fasso par rapport à la lutte contre le cancer.
« les deux pays se ressemblent sur le plan de population également sur le plan de l’organisation de la lutte contre le cancer.
Pour lutter contre le cancer, il y a plusieurs volets. Le premier volet est l’implication du ministère du tutelle, nous avons cela en commun, le deuxième volet est l’implication des partenaires du ministère notamment l’organisation mondiale de la santé et le troisième volet, c’est l’implication de la société civile. Nous avons la coalition Bourkinabé pour la lutte contre le cancer et la Guinée a l’association guinéenne contre le cancer. Nous avons aussi le volet enseignement et recherche », souligne Pr Naï Zongo.
Djiwo Bah 00224664379620 onetopic84@gmail.com



