Le 26 mars 2025, le leader du Mouvement pour la Démocratie et la Liberté (MoDeL) a fermement défendu son innocence lors de son procès en appel, où il est jugé pour « diffamation et offense » à l’encontre du chef de l’État.
Condamné à deux ans de prison en première instance, cet opposant politique a profité de cette nouvelle occasion pour dévoiler les conditions inquiétantes de son arrestation et de sa détention, des faits qui jettent une lumière crue sur la justice en Guinée et soulèvent des interrogations sur les motivations réelles de ce procès.
L’arrestation du leader du MoDeL à la frontière de Pamelap, lors d’un déplacement privé vers Freetown, a choqué l’opinion publique. Il raconte avoir été retenu sans explication pendant plus de quatre heures, avec son chef de protocole et son chauffeur, avant d’être embarqué vers Conakry dans des conditions de détention qui frôlaient l’indignité. “Rien ne m’a été notifié”, a-t-il déclaré.
À son arrivée à Conakry, il fut enfermé dans une cellule insalubre, contraint de dormir à même le sol, avec des détenus inconnus. Cette expérience l’a profondément marqué, mais il l’a vécue avec résilience, se considérant comme un témoin parmi d’autres de la répression historique du pays.
Dans un discours poignant à la barre, le leader du MoDeL a réaffirmé son engagement à lutter pour un changement politique profond, soulignant que ses actions et ses discours avaient toujours été dans le cadre légal.
“Je n’ai fait de tort à personne”, a-t-il insisté. Il considère les accusations de diffamation comme infondées, arguant que ses prises de position publiques et ses interventions médiatiques ont été mal interprétées et manipulées par ceux qui veulent l’étouffer politiquement. “Mon discours dérange”, a-t-il conclu, dénonçant l’oppression des voix dissidentes et l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques.
Ce procès en appel, qui se poursuit dans un climat tendu, soulève une question essentielle : est-ce que la justice en Guinée est utilisée pour réprimer les opposants politiques ?
À l’heure où l’opposant persiste à plaider non coupable, un doute persiste : ce procès vise-t-il réellement la justice ou s’agit-il d’une manœuvre pour étouffer la liberté d’expression et maintenir le pouvoir en place ?
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