Ce dimanche, les Guinéens sont appelés aux urnes pour se prononcer sur le projet de nouvelle Constitution initié par les autorités militaires au pouvoir depuis 2021. À Koloma 1, dans la commune de Gbessia, l’affluence était palpable dès les premières heures de la matinée.
Au centre de vote Hadja Oumou, qui compte sept bureaux, la scène était marquée par une ferveur particulière : chacun voulait être le premier à déposer son bulletin dans l’urne. L’ambiance oscillait entre impatience et détermination, reflet de l’importance que les électeurs accordent à ce scrutin.
« Je suis venue très tôt parce que je veux accomplir mon devoir de citoyenne. Ce vote est crucial pour l’avenir de mes enfants », a confié Mariama Diallo, enseignante rencontrée à la file d’attente. Pour elle, la participation massive des femmes démontre « l’intérêt grandissant des Guinéennes dans la vie politique du pays ».
À ses côtés, Mamadou Camara, commerçant, partage le même enthousiasme : « Qu’on vote oui ou non, l’essentiel est que la volonté du peuple soit respectée. Nous voulons que ce référendum se déroule dans la paix et la transparence. »
La mobilisation observée à Koloma 1 illustre un engouement populaire que les autorités électorales espèrent généraliser sur l’ensemble du territoire. Reste désormais à savoir si cette affluence se traduira par une participation record, dans un climat politique marqué par des débats intenses autour du projet constitutionnel.
Conakry 22 septembre 2025



