L’absence des avocats d’Algassimou Diallo, qui se sont retirés de la procédure la veille, a contraint la Cour suprême à reporter son procès prévu ce vendredi 16 octobre. L’ancien magistrat refuse de comparaître sans assistance juridique, tandis qu’aucune nouvelle date d’audience n’a encore été annoncée.
L’audience n’aura duré que le temps des premiers échanges. Ouverte aux environs de 10 h 30, ce vendredi 16 octobre, devant les chambres réunies de la Cour suprême, la procédure visant l’ancien magistrat Algassimou Diallo a été suspendue en raison de l’absence de ses conseils.
Dès l’ouverture des débats, le président de la Cour, Ibrahima Sory I Tounkara, a constaté l’absence des avocats de la défense avant d’inviter l’intéressé à s’expliquer sur cette situation.
Face aux magistrats, Algassimou Diallo a rappelé que ses avocats avaient décidé de se retirer de la procédure la veille de l’audience. Une décision qu’ils justifient, selon lui, par ce qu’ils considèrent comme un manque de garanties nécessaires à la tenue d’un procès équitable.
Algassimou Diallo refuse de comparaître sans avocat
L’ancien magistrat a clairement exprimé son refus d’être jugé sans l’assistance d’un avocat. Insistant sur la nature criminelle de la procédure, il a estimé ne pas pouvoir assurer sa défense dans de telles conditions.
Il a également indiqué ne pas avoir réussi à joindre ses conseils depuis leur retrait, intervenu jeudi 15 octobre.
Cette absence de représentation juridique a ainsi placé la Cour devant une difficulté majeure : la poursuite des débats alors que l’accusé affirme ne pas être en mesure de se défendre sans assistance.
Au cœur de cette séquence judiciaire se pose donc la question du respect des droits de la défense, dans une procédure où la présence d’un conseil est présentée comme indispensable par l’intéressé lui-même.
Le procureur général évoque le droit à l’assistance d’un avocat
Prenant la parole au cours de l’audience, le procureur général près la Cour suprême, Sidy Souleymane N’Diaye, a rappelé que la loi reconnaît à l’accusé le droit d’être assisté par un avocat.
Il a également annoncé son intention d’intervenir auprès de l’administration pénitentiaire afin de faciliter les échanges entre Algassimou Diallo et ses conseils.
Cette démarche vise à permettre à l’ancien magistrat de communiquer avec ses avocats, alors que leur retrait compromet, pour l’heure, la poursuite normale de la procédure.
Une nouvelle date toujours attendue
À l’issue des échanges, la Cour, présidée par Ibrahima Sory I Tounkara, a décidé de renvoyer l’affaire à une date ultérieure.
Aucune nouvelle date n’a été communiquée à l’issue de l’audience.
Algassimou Diallo devra, dans l’intervalle, trouver de nouveaux avocats pour assurer sa défense et permettre la reprise de la procédure.
Ce renvoi suspend donc, pour le moment, le cours de l’audience, sans préjuger de l’issue de l’affaire.
La reprise du procès dépendra désormais de la mise en place d’une nouvelle défense et de la fixation d’une date par la Cour suprême. D’ici là, les circonstances du retrait des avocats et les préoccupations qu’ils ont soulevées concernant les garanties d’un procès équitable demeurent au centre de cette séquence judiciaire.
Mbinty Soumah
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