À N’zerekore, le conseil des sages et patriarches de la Guinée forestière a organisé lundi, 6 juillet 2020, une journée de réflexion, de paix, et de réconciliation des communautés de la région. Une démarche qui vise à chercher à enterrer la hache de guerre dans cette région toujours confrontée à des violences intercommunautaires.
La cérémonie a connu la présence des autorités administratives et locales, des émissaires du président Alpha Condé et de la société civile locale a-t-on appris.
Sur ce sujet, nous avons interrogé Jacques Gbonimy président du parti de l’Union pour le progrès de la Guinée (UPG).
Pour lui, la réconciliation se fait sur la base de la justice et non sur l’injustice.
« pendant que nos fils sont enfermés à Kankan, la justice n’a pas été encore rendue, on ne sait pas qui a fait quoi ? Ceux qui sont morts n’ont pas été remis à leurs parents pour recevoir les honneurs », dénonce- t-il.
Le numéro 1 de l’UPG estime que ce n’est pas ça qu’on appelle réconciliation parce que dit – il « il n’y avait que les membres du gouvernement qui ont pris part à cette cérémonie. On laisse ceux de l’opposition. Pourtant, nous sommes tous des ressortissants de la forêt. On réconcilie les militants du RPG on laisse ceux de l’opposition », déplore Jacques Gbonimy.
Il se demande même comment ils peuvent faire une réconciliation sans associer tout le monde ? « Qui on réconcilie?», s’interroge-t-il.
Pour terminer, il invite ses parents de la forêt à garder le calme et à chercher la vérité tout en préservant la paix dans cette cité. « C’est la seule chose qui peut nous aider parce que nous sommes obligés de vivre ensemble »,conclu-t-il.
Djiwo Bah 00224664379620 Onetopic84@gmail.com


