La publication des résultats de l’évaluation des partis politiques par le Ministère de l’Administration du territoire et de la décentralisation (MATD), le vendredi 14 mars 2025, continue de nourrir le débat au sein de la classe politique guinéenne.
Lors de son assemblée générale, ce samedi 15 mars à Conakry, le RPG Arc-en-ciel, suspendu pour trois mois, a critiqué les résultats du MATD. Le parti de l’ancien président Alpha Condé qualifie cet événement de « non-évènement ».
Aboubacar Demba Dansoko, membre du bureau politique du RPG, a exprimé sa surprise face à l’attitude du MATD envers leur parti.
« Nous avons été surpris par l’annonce faite par le Ministère de l’Administration du territoire lors de la restitution de l’évaluation des partis politiques. Pour nous, dissolution et suspension équivalent à non-événement », a-t-il déclaré.
Il a également dénoncé un « vide juridique » auquel le peuple de Guinée se trouve confronté.
« Nous devons aussi décrire la situation dans laquelle nous vivons actuellement. Cette situation s’appelle un vide juridique. Il y a un vide juridique en Guinée actuellement.
La charte de la transition, qui a été élaborée dans des conditions obscures, mais que par souci de paix nous avions acceptée, devait finir le 30 décembre 2024. Elle devait gouverner la Guinée jusqu’au 30 décembre 2024. Le 30 décembre 2024 est passé, ce qui veut dire que cette charte n’a plus de valeur légale en Guinée », a estimé M. Dansoko.
Il poursuit : « Deuxièmement, nous savons qu’il n’y a pas de constitution. Après le coup d’État, la constitution a été suspendue avec les institutions. Cela fait plus de trois ans que le peuple de Guinée attend.
Et jusqu’à aujourd’hui, il n’y a absolument rien. Il n’y a pas de constitution. Et s’il n’y a pas de constitution, la charte de la transition est caduc. Cela signifie que nous vivons dans une situation de vide juridique…
Tous ceux qui agissent actuellement n’agissent pas sur une base légale. Personne ne peut poser un acte dans cette situation de manière légale, car il n’existe aucune loi qui justifie de tels actes », a-t-il expliqué.
Pour M. Dansoko, sans loi, sans charte de la transition, sans constitution et sans le suffrage du peuple de Guinée, les actes posés n’ont aucune base légale.
Il invite donc le peuple de Guinée à sortir de sa réserve et à prendre ses responsabilités.
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