Le Collectif des Conseils Communaux Dissous monte au créneau ! Dans un communiqué incendiaire publié ce 22 août 2025, les anciens élus locaux, révoqués en mars 2024, dénoncent une opération de récupération politique menée par un groupe de leurs ex-collègues désormais favorables à la junte au pouvoir. En ligne de mire : Aboubacar Soumah, ancien conseiller de la commune de Dixinn, qui serait à l’origine d’un nouveau mouvement de soutien à l’équipe dirigeante.
Le Collectif, qui regroupe les anciens conseillers démis de leurs fonctions par décret présidentiel, déclare avec fermeté n’avoir « ni été consulté, ni impliqué, ni favorable » à cette initiative, qu’il qualifie clairement d’instrumentalisation politique. Pour les membres du groupe, il s’agit d’une tentative de manipulation visant à donner une légitimité populaire à une gouvernance qui, selon eux, continue d’éroder les institutions démocratiques du pays.
Au-delà de ce rejet catégorique, le Collectif rappelle qu’un recours en annulation du décret de dissolution a été déposé devant la Cour suprême depuis un an. Silence radio du côté de la plus haute juridiction du pays, un silence que le Collectif juge lourd de conséquences pour la démocratie et la stabilité institutionnelle. Les anciens conseillers disent cependant garder foi en la justice et en la capacité des magistrats à « dire le droit » dans l’intérêt supérieur de la nation.
Le communiqué s’achève sur une mise en garde claire : attention aux faux prophètes. Le Collectif appelle la population à faire preuve de vigilance face à la multiplication de mouvements de soutien opportunistes, portés – selon eux – par des figures connues pour leur proximité avec le régime précédent et leur responsabilité dans ses dérives, notamment en ce qui concerne le fameux troisième mandat.
En clair, pour les membres du Collectif, ce n’est pas parce que certains anciens conseillers se recyclent dans le soutien à la junte que l’ensemble des élus déchus partage cette orientation. Bien au contraire. Ce message vise à reprendre le contrôle du récit, à l’heure où la confusion règne entre légitimité populaire et allégeance politique.
Une chose est sûre : le climat politique en Guinée reste inflammable. Et les anciens élus municipaux entendent bien ne pas se laisser museler.
Conakry 23 août 2025
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