Le 26 mars, une date qui divise profondément la Guinée. Pour certains, elle marque l’anniversaire de la disparition de celui que l’on considère comme le père de l’indépendance nationale, Ahmed Sékou Touré. Un symbole de fierté et de libération, un héros de l’émancipation de la Guinée.
Cependant, pour d’autres, ce même jour est une marque de douleur et de libération sociale. Pour eux, Sékou Touré n’était pas un libérateur, mais un tyran dont le régime a plongé le pays dans l’obscurité et la terreur.
Le contraste entre les visions est frappant. Tandis que certains le glorifient pour avoir arraché la Guinée à la colonisation française, d’autres soulignent les atrocités commises sous son régime, notamment les horreurs du camp Boiro et des exécutions de masse qui ont fait des milliers de victimes. Ses détracteurs rappellent que « les colons n’ont jamais pendu un Guinéen »,
mettant en lumière un aspect particulièrement sombre de son héritage : une répression brutale contre ceux qu’il considérait comme des ennemis de la nation.
Est-ce que le 26 mars est un jour de gloire, ou un jour où la Guinée se souvient des blessures laissées par des décennies de terreur politique ? Plus de 55 000 vies humaines auraient été sacrifiées entre le Pont 8 Novembre, le Camp Boiro et les pieds du Mont Kakoulima… faisant de cette date un symbole à la fois de l’indépendance et du prix du pouvoir absolu.
Le débat reste ouvert : Sékou Touré était-il un héros ou un tyran ? Le 26 mars demeure une date controversée, entre mémoire et douleur, fierté et tragédie. Cette dualité reflète l’éternelle question de l’héritage d’un homme qui a, pour certains, libéré la Guinée, mais pour d’autres, l’a enchaînée d’une manière encore plus cruelle que les colonisateurs.
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