Après la suspension de ces cadres de l’Etat à l’occurrence du procureur général près la cour d’appel de Conakry Alphonse Charles Wright et le patron du haut commandement de la gendarmerie colonel Balla Samoura, Loupeguinee.com dans une nouvelle livraison a tendu le micro au président de l’union guinéenne pour la démocratie et le développement (UGDD ) il s’agit de Pépé Francis Haba. Ce jeune politique qui suit de près l’actualité sociopolitique de la Guinée rappelle tout d’abord que l’administration publique comme privée obéissent à des règles strictes notamment à des prises de parole en publique.
« Cette façon malencontreuse de régler les différends administratifs par voie de réseaux sociaux ou médias interposés met à nu l’indiscipline des protagonistes et le dysfonctionnement même au niveau de l’appareil judiciaire et au sein des forces de défense et de sécurité », indique Pépé Francis Haba.
Pour lui, comme remède, les suspensions du magistrat Charles Wright et du Col. Balla Samoura pour motifs disciplinaires est un moindre mal.
En soutenant cette décision de ces ministres, M. Haha estime que « pour redresser l’administration, pour qu’elle soit compétitive, pour qu’elle mette l’intérêt général au dessus de celui particulier, il est nécessaire qu’il ait des mesures et sanctions de ce genre. Les ministres ont agit conformément à ce que la loi leur confère comme pouvoir. Il reste à savoir si le président de la transition va les soutenir puisque les cadres sanctionnés ont été nommés par décret. »
Charles Wright chassé de son bureau en manu militari
Un acte qui a poussé Pépé Francis Haba à penser que c’est la culture d’humiliation des cadres de l’Etat.
« C’est une pratique antidémocratique. On avait pas besoin que le directeur général de la police nationale s’y rendre. On avait juste besoin de signifier à Charles Wright la décision de suspension. Et, cela malheureusement vient confirmer la culture d’humiliation dont nos cadres et nos commis de l’État sont victimes ».
Actes qui peuvent remettre en cause la bonne marche de la transition.
« Cela envoie une image négative de notre administration. Chaque fois que les forces de l’ordre et de sécurité agissent, ils ne pensent pas aux répercussions de leurs actes sur la renommée de l’Etat. Cela montre aussi que l’Etat a la main mise sur la justice guinéenne. Ce qui n’est pas une bonne image de notre justice vis à vis des investisseurs. Malheureusement la transition que nous souhaitons réussie, est écornée. », prévient-il.
Saïdou Diallo
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