Le président guinéen, Mamadi Doumbouya, veut rompre avec une gouvernance menée depuis les bureaux administratifs.
Lors du Conseil des ministres tenu jeudi 3 septembre 2026, le chef de l’État a demandé aux membres du gouvernement de renforcer leur présence sur le terrain afin de mieux mesurer les réalités auxquelles sont confrontées les populations à l’intérieur du pays.
« Un ministre ne gouverne pas depuis son bureau », a martelé Mamadi Doumbouya, appelant les ministres à se rendre régulièrement dans les différentes localités du pays pour constater directement la situation des populations et l’état d’avancement des projets publics.
Aller au-delà de Conakry
La directive présidentielle concerne l’ensemble du territoire national. Préfectures, sous-préfectures, districts et villages sont appelés à faire partie du périmètre de suivi des membres du gouvernement.
L’objectif affiché est de rapprocher davantage l’action publique des citoyens, mais aussi de permettre aux responsables gouvernementaux d’observer directement les difficultés rencontrées dans la réalisation des infrastructures et des projets engagés par l’État.
Pour le président Doumbouya, le suivi des politiques publiques ne doit donc plus reposer uniquement sur les réunions administratives, les comptes rendus et les rapports élaborés dans les bureaux.
Une nouvelle méthode de suivi des projets publics
Cette instruction présidentielle s’inscrit dans la mise en œuvre de Simandou 2040, dont elle constitue la cinquième orientation présidentielle. Elle traduit la volonté des autorités de renforcer le contrôle de l’exécution des investissements publics et d’obtenir des résultats plus visibles sur le terrain.
Les ministres sont ainsi invités à vérifier eux-mêmes l’état d’avancement des projets, à identifier les éventuels blocages et à recueillir directement les préoccupations des populations concernées.
Cette présence accrue doit également compléter le mécanisme de suivi mensuel de l’exécution physique et financière des projets publics. L’enjeu est de mieux rapprocher les dépenses engagées des réalisations effectivement observables sur le terrain.
De la décision administrative aux résultats concrets
À travers cette directive, le président guinéen entend imposer une approche davantage axée sur les résultats. La présence des ministres dans les régions doit permettre, selon cette orientation, d’identifier plus rapidement les retards, les difficultés d’exécution et les besoins exprimés par les communautés.
Reste désormais à savoir comment cette exigence sera traduite dans la pratique et quels mécanismes permettront d’évaluer régulièrement les déplacements effectués, les problèmes identifiés et les réponses apportées.
Au-delà de la présence physique des ministres, l’enjeu est donc celui de l’efficacité de l’action publique : transformer le suivi administratif des projets en résultats mesurables pour les populations guinéennes.
Si vous le souhaitez, je peux aussi en faire une version plus incisive et premium, avec un titre de type Jeune Afrique/RFI/France 24, un chapô plus accrocheur et un angle davantage axé sur les enjeux politiques de cette directive.
Mbinty Soumah
Onetopic84@gmail.com
+224623813202



