Les ministres du travail et de la fonction publique, de l’enseignement supérieur de la recherche scientifique et de l’innovation et celui de l’enseignement technique et de la formation professionnelle ont livré leur constat durant l’immersion du gouvernement à l’intérieur du pays.

Ministre de l’enseignement Supérieur de la recherche scientifique et de l’innovation
Dr Diaka Sidibé a listé trois points concernant son département, dont le 1er est l’infrastructure.
À ce niveau, elle souligne que l’état infrasturel au niveau des universités et centres de recherches est alarmant.
-Infrastructures
« je dirais que au niveau de l’enseignement Supérieur, depuis notre prise de fonction, il y avait déjà un aperçu qui existait en terme d’infrastructures. Nous avons lancé une vaste campagne d’entretient et de réhabilitation des infrastructures au niveau des universités depuis le mois d’octobre, novembre, mai et juin.
Donc, nous sommes revenus dans ces campus là, nous avons trouvé que des efforts ont été consentis dans le cadre de l’amélioration des apprenants surtout le cadre de vie au niveau des universités. Dans certains cas, c’est les centres de recherches qui sont dans des états très délabrés et d’autres se sont quand même démarqués par leur mode de gouvernance mais aussi, par les infrastructures bien entretenues que nous avons trouvé .
-Aspect gouvernance
Au niveau de l’aspect gouvernance, lors de notre prise de fonctions, vous n’êtes pas sans savoir que, il y avait eu une masse qui était partie à la retraite. Donc, pendant plusieurs mois, nous étions concentrés à ce problème de gouvernance parce qu’il y avait un but qui c’était de créer dans certaines institutions mais aussi, dans les centres avec cette question de ressource humaines qui se posait. Mais, avant d’aller à l’immersion, grâce au leadership du chef de l’État, nous avons pu meubler les poches de certaines institutions des enseignements supérieurs et les centres de recherches et, c’est ce qui fait que, aujourd’hui, les institutions se démarquent
-Quintessence des universités
Par rapport à la quintessence des universités et des centres de recherche (la pédagogie ou encore la recherche), à ce niveau, le constat est quand même un peu alarmant par rapport aux équipements qui doivent soutenir la formation de ces apprenants, ou en tout le cas, les équipements des travaux pratiques pour les centres de recherches.
Toujours au niveau d’équipement, pour renforcer la pédagogie et la formation, en informatique ou encore les bibliothèques qui sont en manquent d’équipements, il est à signaler que, les efforts sont déployés actuellement.»
Ministre du travail et de la fonction publique
De son côté, Julien Yombouno, dit avoir constaté la pénurie de ressource de tout genre sur tous les plans : ressources humaines, matériels et logistiques.
« nous avons constaté que les bureaux sont quasiment vacants pour plusieurs raisons, soit parce que, les gens ont été bel et bien mutés et affectés et, ils ont refusés de prendre service ou alors, ils ont juste pris service et, ils vaquent à leurs affaires.
Il y a vraiment une pénurie grave de ressource au point que moi, par exemple, les services déconcentrés relevant de mon ministère, l’inspection générale de l’administration publique au niveau régional et préfectorale et les directions des ressources humaines entre autres bref, toutes ses structures au niveau déconcentrés sont quasiment absente. En réalité, faute d’équipement et le manque de ressources financières, les gens ne peuvent pas travailler. C’est la paralysie totale de l’administration.»
Ministre de l’enseignement technique et de la formation professionnelle
Pour Alpha Boubacar Barry, cette immersion lui a permis de visité les différentes écoles professionnelles, pour s’enquérir de leurs réalités. Selon M Barry, beaucoup restent à faire.
« il y a des filières qui existent dans certaines écoles, mais, aucun formateur, il n’y a pas des chefs d’ateliers, il n’y a pas des chefs de travaux. C’est ça le constat, et ce constat, il est partagé dans toutes les régions que nous avons visité. Il n’a y a pas de formateurs en quantité pour pouvoir assurer la formation optimale de l’ensemble des apprenants qui sont dans ces écoles.
Vous avez également dans ces établissements un problème de capacité de fonctionnement. Quand je parle de 70 % de pratique, pour faire de la pratique dans les centres de formation professionnelle, il y a un besoin de matière d’œuvre. La matière d’œuvre est un investissement récurent, il faut du ciment, du sable pour les apprenants en maçonnerie, il faut du bois pour les apprenants en menuiserie … »
Ces ministres étaient devant les médias ce vendredi 1er juillet 2022 à la maison de la presse de Conakry.
Djiwo Bah 00224664379620 onetopic84@gmail.com



