Votre quotidien électronique loupeguinee.com dans sa mission de vous donner l’information dans toute sa dimension est allé à travers sa rédaction à la rencontre d’un acteur sociopolitique guinéen.
Il s’agit de maître Alfred Mathos, notaire de profession et président de l’union pour le progrès de la Guinée ( UPG ) l’un des vieux partis politiques du pays.
Avec lui, plusieurs sujets étaient sur la table : le discours du président Maky Sall, la santé de l’UPG, la gestion de la transition …
Maître A. Mathos n’est pas allé au dos de la cuillère pour répondre aux questions de votre quotidien en ligne.
Lisez!
Maky Sall, le président sénégalais a mis fin à la curiosité des personnes qui pensaient qu’il allait se déclarer candidat pour l’élection présidentielle de 2024 dans son pays. Comment vous avez accueilli ce discours historique et plein de leçons ?
Etant un politicien et observateur de la situation politique nationale, internationale et Africaine, il faut se réjouir de la leçon politique que Maky Sall nous a donnée. Il a dit qu’il a un code d’honneur, malgré que la constitution lui permet de se présenter il dit qu’il va respecter deux mandats non renouvelable. Cela prouve à suffisance que c’est possible en Afrique on peut faire deux mandats.
Le Sénégal a une tradition républicaine depuis le président Senghor, Diouf… nous avons tous été réjoui de son ( Maky Sall )discours. Moi, je n’ai pas été surpris de son discours en connaissant le Sénégal, et surtout les événements qui ont précédé le discours. Et pendant que président Maky Sall était président de l’union africaine, il a toujours condamné les coups d’État constitutionnel. Donc, qu’on s’inspire de l’exemple sénégalais. Quelqu’en soient les qualités d’un président de la République, il y a une fin à toute chose. Chapeau pour les sénégalais et à nous de suivre l’exemple.
Comment se porte le parti UPG?
L »UPG se porte bien. Parce que d’abord nous sommes reconnaissants de notre passé qui a été incarné par notre leader charismatique Jean Marie Soumaoro Doré. C’est grâce à lui que notre parti a eu une implantation qui fait la fierté de nous dirigeants actuels du parti. Il nous a légué un testament politique patrimoniale bien lotis.
Votre passion du présent vis à vis du parti
L’UPG dans sa conviction aujourd’hui, dans sa disponibilité des militants et de ses dirigeants dans l’engagement que nous tenons , nous vous voulons que l’avenir soit un espoir pour tous ceux qui sont militants de L’UPG.
Où nous en sommes avec la bataille entre votre ami ( Jacques Gbonimi) et vous pour le leadership du parti?
Cela appartient au passé mais malheureusement quand la dissidence on persiste on signe.
L’UPG continue sa route. Nous avons eu la visite du premier ministre et les facilitatrices dans le cadre de la visite des coalitions à notre siège. Le MATD dans le cadre de la visite des partis politiques qui sont en regle est venu nous rendre visite.
Donc, nous avons la légalité et la légitimité. Pour nous la dissidence si elle existe , nous n’en tenons pas compte nous continuons puisque un rétroviseur c’est pour éviter les accidents. Dans tous les cas de figure nous sommes de frères. L »UPG est un train qui a plusieurs gares d’aucuns descendent d’aucuns montent.
Il y a des médiations qui sont en train de se faire pour permettre que la famille L »UPG se réunisse.
Depuis belle lurette L’UPG est calme vous ne faites pas comme les autres
Faire des échos d’accord mais comme le compteur est à zéro depuis le 5 septembre, nous allons nous battre pour competir à toutes les échéances électorales qui vont venir. Donc, il faut que nous prenions les taureaux par ses cornes et que nous puissions nous préparer conséquemment.
Et, pour préparer un parti pour les échéances, il y a seulement les hommes mais aussi les nerfs de la guerre c’est à dire les finances. Nous espérons être à la hauteur.
Un mot à l’endroit du CNRD
C’est de dire qu’une transition a un début et a une fin. Ils ont annoncé ce qu’on appelle la refondation que nous voulons tous mais, une refondation ne peut pas tout faire.
La refondation doit mettre les bases pour que ceux qui viendront dans l’ordre constitutionnel puissent continuer. J’apprécie déjà ce qu’ils ont fait mais il y a beaucoup de choses qui restent à faire. Le CNRD n’est pas venu pour faire tout mais pour mettre les balises.
Nous saluons le 5 septembre mais nous sommes sur notre faim par rapport à la suite.
Aujourd’hui beaucoup de vos confrères politiques ont de soucis avec les autorités de la transition
Oui, vous voulez parler de ceux qui sont en exile, dépossédés de leurs biens et leurs dossiers devant les tribunaux. Tout le monde est justiciable mais il y a la présomption d’innocence. Ceux qui sont detenus aussi de les mettre sous contrôle judiciaire et les appeler quand on a besoin d’eux. Parce que seul le juge peut déclarer quelqu’un coupable.
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