La présidence de la République de Guinée a publié un communiqué officiel imposant une échéance stricte aux entreprises à participation publique opérant dans le pays. Toutes les sociétés concernées sont sommées de s’acquitter du paiement de leurs dividendes au titre de l’exercice 2025 au plus tard le 30 juin 2026.
Selon le texte, cette mesure s’inscrit dans une volonté de renforcer la discipline financière et d’assurer une meilleure mobilisation des ressources publiques. Les autorités guinéennes entendent ainsi garantir que l’État perçoive effectivement les revenus issus de ses participations dans divers secteurs clés, notamment les mines, les services publics et les sociétés mixtes.
Le communiqué précise qu’au-delà de cette date butoir, des sanctions sévères seront appliquées. Les entreprises privées en situation de non-conformité s’exposent notamment au retrait pur et simple de leurs permis d’exploitation, une mesure qui pourrait affecter significativement le secteur extractif, pilier de l’économie guinéenne.
La liste publiée par les autorités comprend 62 entités réparties en quatre grandes catégories : les sociétés minières, les sociétés publiques, les sociétés mixtes et les sociétés à participation minoritaire.
Parmi elles figurent plusieurs acteurs majeurs de l’industrie minière tels que la Société minière de Boké (SMB), Bel Air Mining ou encore Kouroussa Gold Mine, ainsi que des entreprises publiques stratégiques comme Électricité de Guinée (EDG) et la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG).
Pour assurer l’application de cette directive, le gouvernement a mobilisé plusieurs institutions clés, dont le ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, le ministère des Mines et de la Géologie, ainsi que la Société de gestion et de participation minière (SOGUIPAMI). Ces entités sont chargées de veiller, chacune dans son domaine de compétence, au respect des obligations fixées.
Cette décision intervient dans un contexte où les autorités guinéennes cherchent à optimiser la gouvernance des entreprises publiques et à accroître les recettes de l’État, dans un pays riche en ressources naturelles mais confronté à des défis persistants en matière de gestion économique.
Pour les observateurs, cet ultimatum marque un tournant dans la relation entre l’État et ses partenaires économiques, notamment dans le secteur minier, où la transparence et la redistribution des revenus restent des enjeux majeurs.
Reste à savoir si les entreprises concernées seront en mesure de se conformer à cette exigence dans les délais impartis, ou si le gouvernement ira jusqu’au bout de ses menaces de sanctions.
Conakry 19 mars 2026
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