En Guinée, les opérateurs de réseaux informels d’accès à Internet, regroupés sous l’appellation « Wifi Zone », montent au créneau après l’interdiction récente de leur activité par l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications (ARPT).
Réunis en conférence de presse, ces acteurs du numérique demandent leur réhabilitation ainsi que la mise en place d’un cadre légal adapté.
Selon l’Union nationale des exploitants de Wifi Zone, ces réseaux de proximité jouent un rôle central dans l’inclusion numérique.
Ils offrent un accès abordable à Internet à des milliers de Guinéens — étudiants, commerçants, artisans ou ménages à faibles revenus — dans un contexte où la connectivité reste limitée et coûteuse.
« Nous ne sommes pas un problème, mais une solution », ont déclaré leurs représentants, insistant sur le fait que leur activité pallie les insuffisances des infrastructures traditionnelles et répond à une demande croissante d’accès au numérique.
Les exploitants mettent également en avant le potentiel économique du secteur. Avant l’interdiction, près de 1 500 opérateurs étaient actifs à travers le pays, générant chacun entre deux et quatre millions de francs guinéens de chiffre d’affaires mensuel. Selon leurs estimations, une régularisation assortie d’une redevance modérée — entre 2 % et 5 % — pourrait rapporter chaque année entre un et deux milliards de francs guinéens au Trésor public.
Face à cette situation, ils appellent les autorités à ouvrir un dialogue en vue de formaliser leur activité. Leur objectif : structurer le secteur, assurer une meilleure régulation et préserver un outil essentiel d’accès à Internet pour les populations les plus vulnérables.
Onetopic84@gmail.com
+224623813202



