À l’occasion du Festival des Arts et du Rire (FAR) 2026, organisé au Centre culturel Ka Werdé de Labé, le directeur général de Office national du cinéma, de la vidéo et de la photographie de Guinée (ONACIG), Amara Traoré, a réaffirmé la volonté des autorités culturelles guinéennes de transformer durablement le secteur du cinéma, de la vidéo et de la photographie.
Intervenant à la sortie d’un panel consacré aux enjeux de la gouvernance culturelle et des industries créatives, le responsable de l’ONACIG a insisté sur l’importance du plan stratégique porté par l’UNASIG, qu’il considère comme « une véritable feuille de route » pour le développement du secteur audiovisuel guinéen.
Selon lui, ce document constitue aujourd’hui un outil essentiel pour orienter les investisseurs, renforcer les capacités des acteurs culturels et améliorer la compréhension des mécanismes de gestion et de production cinématographique en Guinée.
« Le plan stratégique nous donne l’opportunité d’expliquer, mais aussi d’actionner les activités structurantes qui peuvent réformer le secteur du cinéma, de la vidéo et de la photographie en République de Guinée », a déclaré Amara Traoré.
Le directeur général de l’ONACIG a également reconnu plusieurs difficultés structurelles qui freinent encore le développement de l’industrie audiovisuelle nationale.
Il a évoqué notamment « une indécision » et « une inaction » observées sur le terrain, regrettant le manque d’organisation et de coordination dans certains segments du secteur.
Malgré ces défis, il estime que des avancées importantes ont été réalisées ces dernières années grâce aux réformes engagées par l’institution.
Dans son intervention, Amara Traoré a annoncé que l’ONACIG se prépare désormais à étendre sa présence sur l’ensemble du territoire national. Une stratégie qui vise à rapprocher les services publics culturels des créateurs et professionnels de l’audiovisuel dans les différentes régions du pays.
« Nous sommes fin prêts à déployer des agences sur le territoire guinéen afin que notre représentativité soit effective partout », a-t-il affirmé.
Pour l’ONACIG, cette implantation territoriale doit permettre d’assurer une meilleure exécution de la politique nationale du cinéma, de la vidéo et de la photographie, tout en renforçant l’accompagnement des initiatives privées.
Au-delà des réformes administratives, les autorités culturelles affichent désormais une ambition plus large : faire émerger une véritable industrie cinématographique en Guinée.
Dans un contexte où plusieurs pays africains misent sur les industries créatives comme levier de croissance économique et de rayonnement culturel, l’ONACIG entend positionner la Guinée comme un acteur capable de produire, structurer et exporter ses contenus audiovisuels.
Le Festival des Arts et du Rire 2026, qui rassemble artistes, acteurs culturels et décideurs publics à Labé, apparaît ainsi comme une plateforme de réflexion stratégique sur l’avenir des industries culturelles guinéennes.
Onetopic84@gmail.com
+224623813202



