Sur l’affaire des évènements du 28 septembre 2009, le ministre de la santé et de l’hygiène publique au moment du CNDD était une fois encore à la barre ce mardi 15 novembre 2022 au tribunal criminel à la cour d’appel de Conakry.
Le colonel Abdoulaye Cherif Diaby est le 5ème accusé à comparaître devant le juge. Il est accusé de complicité et de non assistance à personne en danger. Face aux questions des avocats et procureur, Abdoulaye Cherif Diaby a rejeté tous les faits qui lui sont attribués.
Me Thierno Amadou Oury Diallo est avocat de la partie civile. Il dit être désolé de voir un ministre à la barre fuir toutes ses responsabilités.
« C’est vraiment très dommage. Nous avons vu un ancien ministre de la santé qui est en train de fuir ses responsabilités. Un ministre à l’époque qui était responsable de la santé et de l’hygiène publique qui devrait s’occuper des blessés et des différents corps. Mais, qui dit qu’il ne connaissait absolument rien, qu’il n’avait rien appris, qu’il n’avait effectué aucun déplacement ni envers les blessés, ni envers les femmes violées, ni envers les leaders politiques blessés.
Quelqu’un qui n’a pas voulu coopérer avec la Croix rouge nationale et internationale alors que, c’est cette croix rouge qui a ramassé les corps au stade pour les acheminer au niveau des morgues.
Je pense que la partie civile a été vraiment très désolée de voir un tel ministre à la barre qui fuit ses responsabilités », déplore -t-il.
Par contre, l’avocat de l’accusé Me Dombi Mara, a indiqué que, le parquet n’a pas pu démontrer aucune preuve contre son client.
« Je vais vous dire, pour les 57 corps, la deuxième commission a été mise en place. C’est celle qui consiste à la restitution des corps aux parents des victimes. Et, cette commission était composée des hautes personnalités de l’Etat. Les confessions religieuses à savoir le grand imam de la mosquée Faycal, l’archevêque Vincent koulibaly, le ministre Koutoubou que tout le monde connaît et un autre. Cette commission était présente à la restitution des corps en présence des médias d’Etat y compris France24. C’est au vu et au su de tout le monde .
Et depuis ça il n’y a pas de plainte d’un des parents d’une victime pour dire: « non moi je n’ai pas reçu le corps ». Personne n’a déposé plainte contre le ministère de la santé, le ministre en personne. Venir inventer des déclarations ici j’estime que ça c’est pour faire plaire au tribunal.
Ça n’a aucun sens le parquet devrait avoir toutes les dispositions nécessaires afin de présenter des preuves éloquentes à l’encontre de mon client. Mais à date je suis à la supériorité de preuve », souligne l’avocat de l’accusé.
L’affaire est renvoyée au mercredi 16 novembre 2022.



