La justice française s’apprête à mettre aux enchères l’hôtel particulier de Teodorin Obiang, fils du président de la Guinée équatoriale, dans le cadre de l’affaire des « biens mal acquis ».
L’annonce a été faite par l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (Agrasc).
Situé aux 40 et 42 avenue Foch, à proximité de l’Arc de Triomphe à Paris, cet imposant immeuble est estimé à près de 100 millions d’euros.
Le bien, qui s’étend sur environ 4 000 m², comprend une quinzaine d’appartements, dont certains atteignent 400 m². Il sera cédé par lots, et les fonds issus de la vente sont destinés à être restitués au bénéfice du peuple équato-guinéen.
La procédure de vente se déroulera en deux étapes. La première, ouverte jusqu’au 9 juillet, consiste à sélectionner les candidats acquéreurs sur la base de leur capacité financière. La seconde phase débutera en septembre, lorsque les candidats retenus recevront les informations détaillées sur les différents lots avant de déposer leurs offres au début du mois d’octobre.
Ce bien appartenait à Teodorin Obiang, vice-président de la Guinée équatoriale et fils du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, au pouvoir depuis près d’un demi-siècle. Il a été définitivement condamné par la justice française pour blanchiment de détournement de fonds publics, abus de biens sociaux et corruption dans le cadre de l’affaire des « biens mal acquis ».
Pour Sara Brimbeuf, responsable au sein de Transparency International France, la vente constitue une avancée importante, mais la restitution des fonds demeure un défi majeur. Selon elle, la corruption reste profondément enracinée en Guinée équatoriale, ce qui fait peser un risque réel de détournement des sommes une fois qu’elles seront transférées.
Les autorités françaises devront ainsi mettre en place un mécanisme garantissant que les recettes de cette vente bénéficient effectivement à la population équato-guinéenne, sans être captées par les réseaux de corruption encore en place.
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