Le Bloc Libéral et ses alliés ont dénoncé de nouvelles irrégularités dans le processus électoral, à l’occasion d’une conférence de presse consacrée au contentieux des dernières élections législatives et communales.
Le parti affirme que des dysfonctionnements auraient été observés dès les bureaux de vote, notamment des retards dans la distribution du matériel électoral et des difficultés dans l’acheminement des procès-verbaux vers les centres de centralisation.
Il évoque également des transferts tardifs de documents dans certaines zones éloignées du pays.
Selon les responsables du Bloc Libéral, le parti n’a eu accès qu’à 202 procès-verbaux de centralisation sur les 376 circonscriptions communales que compte le pays.
Sur cette base partielle, il conteste les résultats publiés par la Direction générale des élections (DGE), qu’il juge incomplets ou inexacts.
Le parti affirme notamment que ses propres calculs issus des documents disponibles font état d’environ 138 496 voix, contre 70 690 voix attribuées officiellement.
Les critiques portent également sur les conditions de dépouillement, jugées irrégulières dans plusieurs localités, ainsi que sur des restrictions concernant la diffusion des résultats issus des bureaux de vote.
L’avocat du parti, Thierno Souleymane Baldé, estime que ces anomalies remettent en cause la crédibilité du scrutin. Il appelle la Cour suprême à procéder à une vérification exhaustive des procès-verbaux afin de rétablir la vérité des urnes.
Selon lui, ces irrégularités pourraient, si elles sont confirmées, conduire à l’annulation partielle du scrutin dans certaines circonscriptions.
La Cour suprême est désormais appelée à se prononcer sur ce contentieux électoral sensible, dans un contexte marqué par des tensions autour de la transparence du processus démocratique en Guinée.
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