Quelques jours après la nomination d’Amadou Oury Bah au poste de Premier ministre, le président de la transition guinéenne, le général Mamadi Doumbouya, a signé un décret déterminant la structure du prochain gouvernement.
Cette nouvelle configuration marque une réduction notable du nombre de ministères, traduisant la volonté des autorités de rationaliser l’action gouvernementale.
Selon le décret présidentiel, le futur exécutif comptera 27 ministères et 2 secrétariats généraux, contre une équipe plus élargie lors de la précédente configuration.
Cette réorganisation intervient sur proposition du Premier ministre et s’inscrit dans une logique de regroupement de certains portefeuilles, notamment ceux qui avaient été récemment scindés.
Plusieurs départements ministériels retrouvent ainsi leur appellation et leurs compétences traditionnelles, ce qui entraîne mécaniquement une diminution du nombre global de ministères. Les secteurs régaliens — justice, défense, sécurité, administration du territoire et affaires étrangères — demeurent au cœur de l’architecture gouvernementale, tout comme les domaines stratégiques liés à l’économie, aux mines, à l’énergie et aux infrastructures.
Les autorités guinéennes maintiennent également une forte présence ministérielle dans les secteurs sociaux, avec des portefeuilles dédiés à la santé, à l’éducation, à la jeunesse, à la femme et à la protection sociale.
L’environnement, le développement durable, l’économie numérique et l’innovation figurent aussi parmi les priorités affichées de cette nouvelle équipe gouvernementale.
En plus des ministères, deux secrétariats généraux sont institués : le Secrétariat général du gouvernement et le Secrétariat général des affaires religieuses, confirmant l’importance accordée à la coordination de l’action publique et à la gestion des questions religieuses dans un pays à forte sensibilité confessionnelle.
Cette réorganisation intervient dans un contexte de transition politique, alors que les autorités militaires au pouvoir sont attendues sur les réformes institutionnelles, la relance économique et l’organisation d’un retour à l’ordre constitutionnel.
La composition nominative du gouvernement est désormais très attendue, tant au niveau national qu’international, pour mesurer la portée réelle de cette nouvelle architecture exécutive.
Conakry 27 janvier 2026
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