L’intersyndicale de l’Éducation en Guinée a annoncé, ce mercredi, le dépôt officiel d’un préavis de grève sur l’ensemble du territoire national.
Le collectif syndical, composé notamment de la FSPE, du SLECG et du SNE, reproche au gouvernement son « refus catégorique » d’engager des négociations autour de leur plateforme revendicative déposée le 1er septembre 2025.
Selon le document transmis à la presse, l’intersyndicale dénonce également le non-respect des engagements pris envers les enseignants contractuels communaux non retenus, ainsi que ceux de la zone spéciale de Conakry.
S’appuyant sur les conventions 87 et 98 de l’Organisation internationale du travail (OIT), ratifiées par la Guinée depuis 1959, les syndicats appellent les autorités à ouvrir sans délai des discussions et à satisfaire les points de leur cahier de doléances.
« Faute de réponse satisfaisante dans un délai de dix jours à compter de la réception du présent avis, l’intersyndicale se réserve le droit de déclencher une grève générale et illimitée sur toute l’étendue du territoire national », avertissent les signataires du préavis, dont Aboubacar Soumah, Kadiatou Bah, Michel Pépé Balamou et Alghassimou Barry.
Cette annonce intervient alors que le Premier ministre Bah Oury a rencontré, mardi 4 novembre, les principaux leaders syndicaux du secteur éducatif.
L’objectif affiché de cette rencontre : prévenir une crise sociale et trouver une issue concertée aux revendications du corps enseignant. À l’issue des échanges, le chef du gouvernement avait ordonné l’ouverture immédiate de négociations.
La situation reste tendue dans le secteur éducatif guinéen, où les syndicats réclament depuis plusieurs mois de meilleures conditions de travail et une régularisation des enseignants contractuels. Si aucun accord n’est trouvé dans les jours à venir, le pays pourrait connaître une nouvelle paralysie du système éducatif.
Conakry 5 novembre 2025
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