À l’occasion du 68ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Guinée, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a accordé une remise totale de peine privative de liberté à 217 personnes condamnées par les juridictions guinéennes.
La mesure a été annoncée par décret le vendredi 2 octobre 2026, jour de la célébration de la fête nationale. Elle concerne notamment des condamnés relevant des tribunaux de première instance de Kaloum, Dixinn, Mafanco, Coyah et Kindia.
Selon les informations publiées à propos du décret, les bénéficiaires doivent toutefois accomplir un stage d’encadrement civique et de préparation à la réinsertion d’une durée de 45 jours.
Les modalités de ce stage doivent être déterminées par arrêté conjoint du ministre de la Justice et du ministre délégué à la Défense nationale.
La liste communiquée fait apparaître des condamnations pour des faits de nature diverse, allant principalement du vol et de l’abus de confiance à l’escroquerie, au recel, à la destruction de biens, aux violences, ainsi qu’à certaines infractions liées aux stupéfiants.
Les condamnés du tribunal de première instance de Kaloum
Parmi les personnes citées figurent notamment :
Moriba Kpogomou — Viol
Alseny Sylla — Vol
Mohamed Bangoura — Vol
Alexandre Camara — Recel
Gibril Touré — Vol
Mustapha Dramé Bamba — Trafic illicite de migrants et escroquerie
Kaba Conté — Vol portant sur deux téléphones
Mohamed Baro Barry — Usurpation de titre et de fonction, tentative d’extorsion
Sourakata Balde — Destruction de biens publics
Mamadou Aïssata Bah — Diffamation et fausses informations contre le chef de l’État
Boubacar Condé — Détention, consommation et vente de substances psychotropes
Mohamed Bangoura — Vol aggravé et évasion
Petit Bah Bayo — Vol
Amara Kaba — Complicité de vol aggravé
Abass Keïta — Abus de confiance
Ousmane Touré — Vol
Alassane Djouldé Diallo — Abus de confiance
Alassane Camara — Vol aggravé
Aboubacar Sidiki Traoré — Vol
Moussa Touré — Destruction de biens privés
Thierno Mamadou Jalloh — Vol aggravé
Mohamed Barry — Vol
Alassane Conté — Vol
À Dixinn, une longue liste de bénéficiaires
Le tribunal de première instance de Dixinn figure parmi les juridictions concernées par la mesure.
La liste comprend notamment Mamadou Diallo, cité pour tentative de vol, Ibrahima Sory, pour tentative de vol, Sékou Bangoura, pour complicité d’escroquerie, et Ibrahima Coulibaly, pour abus de confiance.
Sont également concernés Gbanan Toukitey, pour vol aggravé et tentative de viol, Ismaël Bah, pour vol aggravé, Amadou Diallo, pour abus de confiance, Dan Fakafana alias Tébol, pour tentative de vol, coups et blessures volontaires, ainsi qu’Amadou Sadio Sow et Aboubacar Soumah, tous deux cités pour vol aggravé.
La liste mentionne aussi Abdoulaye Sylla, Mahamadou Diallo, Alpha Oumar Diallo, Ousmane Bah, Aboubacar Sidiki Diallo, Mamadou Bamba, Alassane Barry,
Mamadou Diallo, Mamadou Saliou Barry, Amara Keïta, Mamadou Souaré, Chérif Bah, Abdoulaye Barry, Mohamed Moustapha Bah, Mohamed Bangoura, Mohamed Sylla, Alpha Omar Barry, El Hadj Ibrahima Barry, Mamadou Bamba Souaré, El Hadj Barry Oury, Ibrahima Diallo, Omar Keïta, El Hadj Mamadou Doumbouya, Ibrahima Sory Diallo, Mamadou Saliou Diallo, Mamadou Yallarana Diallo, Amara Kaba Gana, Mohamed Camara alias KPC et Aboubacar Olivier Fofana.
Figurent également parmi les bénéficiaires cités : Mamadou Ningué Bah, Mohamed Lamine Camara, Mamadou Lamine Ranaba, Mohamed Wourisry, Lamine Bangoura, El Hadj Mamadou Sylla, Mamadou Malal Diallo, Mamadou Balde Diallo, Abdoulaye Keïta, Abdoulaye Diallo, Abderrahmane Chérif Diallo, Almamy Camara, Ismaël Soumah, Tierno Aboubacar Camara, Alsény Diallo, Ali Camara, Aboubacar Tekina, Sékou Kaba, Thierno Mamadou Diallo, Amadou Kande, Mohamed Camara, Alpha Camara, Thierno Amadou Camara, Fodé Camara, Issiaga Bah, Boubacar Diallo,
Alpha Oumar Barry, Moussa Keïta, Ousmane Diallo, Thierno Sadou Balde, Bem Cissé ou Bemba Cissé, Malick Sylla, Saïdou Camara, Alpha Souleymane Barry, El Hadj Moussa Diallo Nimon, Abderrahmane Chérif Yssiaga, Mamadou Tanou Balde, Mamadou Aliou Bah, Naby Moussa Barry, Augustin Moïse Gbenga, Fodé Kofing Kamanou, Habib Mansaré, Alpha Mamadou Condé, Mamadou Aliou Sow, Chérif Abdoulaye alias Gambeka et El Hadj Mamadou Dian.
Les faits mentionnés dans cette partie de la liste comprennent notamment le vol simple ou aggravé, l’abus de confiance, la tentative de vol, la destruction de biens privés ou publics, les menaces, les violences, l’escroquerie, la détention et la consommation de chanvre indien, ainsi que la détention d’une arme légère de fabrication locale.
Mafanco également concerné
Au tribunal de première instance de Mafanco, la liste communiquée comprend notamment Lamine Sow, Kamba Eli Bonomou, Kerfalla Diallo, Adama Diallo, Ibrahima Sory Soumah, Karim Doumbouya, Abdoulaye Diallo, Yacouba Camara, Sékouba Sylla, Ousmane Camara, Ibrahima Sory Cissé, Mamadou Oury Balde, Mohamed Bangoura, Lansana Soumah, Mohamed Diallo, Souleymane Barry alias Coyle, Mohamed Lamine Diallo, Aboubacar Fofana, Fadiga Youssouf Camara, Chérif Mohamed Kouyaté, Adama Camara, Alsény Diallo, Mohamed Soumah, Mamadou Bah, Alassane Diallo, Mamadou Chérif Haïdara, Ibrahima Camara, Mohamed Lamine Bangoura alias Qwer, Mamadou Aïssata Bah, Mamadou Bori Diallo, Ousmane Traoré, Mohamed Sylla, Keffala Bangoura, Alpha Camara, Ibrahima Sory Ndiaye, Salifou Camara, Mohamed Lamine Souaré et Aboubacar Sidiki Fofana.
Les infractions citées vont du vol à l’escroquerie et à l’abus de confiance, en passant par le recel, la tentative de vol, l’usurpation de titre et fonction, ainsi que la détention et la consommation de substances psychotropes. Souleymane Barry alias Coyle est notamment cité pour association de malfaiteurs et vol aggravé, tandis qu’Ibrahima Sory Soumah apparaît pour des faits distincts de vol et de trafic illicite de stupéfiants.
Une mesure annoncée le jour de la fête nationale
Cette décision intervient alors que la Guinée célébrait, le 2 octobre, le 68ᵉ anniversaire de son accession à l’indépendance. La présidence guinéenne a indiqué que les cérémonies officielles ont notamment été marquées par un hommage aux victimes de la lutte pour la liberté et la souveraineté du pays, suivi d’un défilé civilo-militaire et paramilitaire à Conakry.
La remise de peine accordée aux 217 condamnés constitue ainsi l’une des annonces judiciaires majeures intervenues à l’occasion de cette fête nationale.
La mesure porte sur la peine privative de liberté prononcée à l’encontre des bénéficiaires. Elle ne doit pas être confondue avec une déclaration d’innocence ou une annulation des condamnations : il s’agit d’une mesure de grâce présidentielle portant sur l’exécution de la peine.
Moussa Sampo
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