Le gouvernement de la Guinée franchit une nouvelle étape dans la restructuration de son paysage politique. À travers un communiqué officiel signé par le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Ibrahima Kalil Condé, les autorités imposent à tous les mouvements politiques existants une mise en conformité obligatoire avec la Loi organique LO/2025/035/CNT du 21 novembre 2025.
Les organisations concernées disposent d’un délai de six mois — du 25 novembre 2025 au 25 mai 2026 — pour adapter leurs textes fondateurs, leurs structures internes et leurs pratiques aux nouvelles exigences légales. À défaut, elles perdront automatiquement leur statut juridique.
Un encadrement plus strict
La réforme introduit des obligations précises :
dépôt d’un manifeste détaillé,
liste d’au moins 25 membres fondateurs,
quota minimum de 30 % de femmes dans les organes décisionnels,
transparence financière,
enregistrement administratif selon l’étendue territoriale des activités.
Cette refonte vise officiellement à renforcer la légalité, la transparence et la gouvernance démocratique des organisations politiques.
Une tendance régionale ?
La Guinée s’inscrit dans une dynamique observée dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, où les autorités cherchent à rationaliser des systèmes politiques souvent marqués par une prolifération de partis et mouvements peu structurés.
Toutefois, ces réformes soulèvent régulièrement des interrogations parmi les observateurs internationaux : s’agit-il d’un effort de modernisation institutionnelle ou d’un mécanisme de contrôle accru de l’espace politique ?
En Guinée, le délai relativement court accordé aux mouvements politiques pourrait constituer un test majeur pour la capacité d’adaptation des acteurs politiques, notamment les structures émergentes disposant de moyens limités
Conakry 27 février 2026
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