Conakry, mars 2025 – Le Syndicat des Professionnels de la Presse de Guinée (SPPG) a récemment lancé l’édition 2025-2026 de sa carte de membre, désormais en format plastique et valable pour deux ans. Cette initiative vise à répondre aux préoccupations des journalistes de terrain, notamment ceux confrontés aux intempéries.
Sékou Jamal Pendessa, secrétaire général du SPPG, nous éclaire sur cette évolution et ses implications pour les professionnels de la presse en Guinée.
Un format amélioré pour plus de durabilité
« Avant, la carte était en papier, ce qui posait problème aux reporters qui travaillent sous la pluie ou dans des conditions difficiles. Certains étaient contraints d’acheter plusieurs cartes dans l’année », explique Sékou Jamal Pendessa. « À la demande de nos syndiqués, nous avons donc opté pour une carte en plastique plus résistante.»
Outre l’amélioration de la qualité, le SPPG a aussi revu son tarif. « La carte coûte désormais 50 000 francs guinéens, mais elle est valable deux ans. Cela revient à 25 000 francs par an, contre 30 000 l’année dernière. Cette baisse de prix prend en compte les difficultés financières des médias guinéens. »
Un outil indispensable pour la reconnaissance professionnelle
Posséder cette carte n’est pas seulement une formalité administrative. « Un journaliste sans carte à jour ne peut pas bénéficier du soutien du syndicat en cas de problème », rappelle Pendessa. « Elle renforce aussi votre identité professionnelle, car le SPPG jouit aujourd’hui d’une notoriété au-delà de nos frontières. »
Et pour cause, le SPPG est désormais membre à part entière de la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ), la plus grande organisation mondiale de défense des droits des journalistes. « Grâce à cette affiliation, nos membres peuvent désormais obtenir la carte internationale de presse de la FIJ, qui est reconnue dans de nombreuses institutions, ambassades et conférences à travers le monde. »
Des avantages concrets pour les journalistes
La carte internationale de la FIJ ouvre plusieurs portes. « Elle permet un accès facilité aux événements officiels à l’étranger et garantit la solidarité des autres syndicats affiliés », détaille Pendessa. « Un journaliste guinéen en déplacement peut compter sur le soutien des membres de la FIJ dans d’autres pays. »
Autre avantage notable : la FIJ a signé un partenariat avec une agence d’assurance voyage. « Les détenteurs de la carte internationale bénéficient d’une réduction de 10 % sur leur assurance voyage, qui couvre les frais médicaux et le rapatriement en cas de problème. »
Un appel à la professionnalisation
À travers cette réforme, le SPPG insiste sur l’importance pour les journalistes guinéens de se structurer et de s’aligner aux standards internationaux. « Nos confrères doivent comprendre qu’une carte de presse n’est pas qu’un simple bout de plastique, mais un gage de reconnaissance, de protection et de professionnalisme », conclut Pendessa.
Le syndicat prévoit une conférence dans les jours à venir pour sensibiliser davantage les journalistes sur ces nouveautés et les procédures d’obtention de la carte internationale. Une avancée significative pour la presse guinéenne, qui s’inscrit désormais pleinement dans le réseau mondial des journalistes professionnels.
00224623813202
Onetopic84@gmail.com


