Récemment, plus de 330 stagiaires de la Radiodiffusion Télévision Guinéenne (RTG) ont été intégrés à la Fonction Publique. Cette décision, saluée à juste titre comme un pas vers la valorisation des jeunes professionnels du secteur de l’information, marque un tournant encourageant pour ceux concernés. Toutefois, derrière cette avancée se profile une inquiétude légitime : celle de l’exclusion inexpliquée de 49 stagiaires du journal Horoya, pourtant tout aussi méritants et investis.
Depuis plusieurs années, ces jeunes journalistes ont contribué avec rigueur et discrétion à la mission d’information publique, au sein de ce média historique de l’État. Leur engagement sans faille aurait pu – et dû – bénéficier de la même reconnaissance que celui de leurs collègues de la RTG.
Un processus d’intégration aux contours opaques
Alors que tous les stagiaires concernés avaient postulé selon les mêmes conditions administratives et financières, un protocole d’accord non rendu public a conduit à l’intégration exclusive des stagiaires de la RTG. Parallèlement, le retrait du Ministère de l’Information et de la Communication de la plateforme d’inscription a laissé d’autres structures de presse sans moyens de défendre leurs candidatures.
Ce déséquilibre dans le traitement des candidats suscite des interrogations légitimes. Pourquoi le journal Horoya n’a-t-il pas bénéficié d’une égale considération ? Cette mise à l’écart accentue les difficultés d’une rédaction confrontée à un effectif vieillissant et à une pénurie de personnel qualifié.
Un besoin de reconnaissance, un appel à la justice
Les stagiaires de Horoya ne réclament pas un privilège, mais une équité de traitement. Leurs espoirs étaient nourris par les engagements initiaux des autorités, notamment du ministre de tutelle, qui avait promis de défendre leur cause. Aujourd’hui, ces promesses semblent compromises, et la confiance placée dans le processus institutionnel vacille.
Au-delà d’une question d’emploi, il s’agit d’un enjeu de gouvernance, de justice sociale et de reconnaissance du mérite. Dans une République qui prône l’unité et l’équité, il est fondamental que chaque citoyen – quel que soit le média auquel il appartient – soit traité avec la même dignité.
Un appel aux autorités pour une solution inclusive
Le Collectif des Stagiaires du journal Horoya en appelle au sens de justice et de responsabilité des plus hautes autorités du pays. Il ne s’agit pas d’opposer des structures, mais de veiller à ce que personne ne soit laissé pour compte. La grandeur d’un État réside aussi dans sa capacité à garantir les mêmes chances à tous ses enfants.
La réintégration équitable des stagiaires oubliés serait un geste fort, à la fois réparateur et porteur d’espoir pour l’ensemble du secteur médiatique public.
19 juin 2025
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