Ce mercredi, 15 février 2023, au tribunal criminel de Dixinn délocalisé à la Cour d’appel de Conakry, où se tient actuellement le procès des massacres du 28 septembre 2009, le juge a ordonné la tenue de l’audience à huis clos pour dit-il, éviter d’exposer la partie civile qui comparaît. En effet, c’est une dame qui a été victime de viol le 28 septembre 2009 au stade du même nom, qui allait comparaître .
Les avocats de la partie civile ont sollicité à ce que l’audience se tienne à huis-clos pour selon eux des raisons de sécurité et pour le respect de la dignité familiale de leur cliente.
Une Demande que le ministère public et les avocats de la défense ont rejeté mais, le président du tribunal Ibrahima Sory 2 Tounkara, a accepté la demande en décidant que les débats se tiennent à huis- clos en s’appuyant sur l’article 397 du Code de procédure pénale, qui indique que « le huis clos est de droit si la victime partie civile ou l’une des victimes parties civiles le demande, lorsqu’il s’agit d’une affaire portant sur des faits de viol, de torture et d’actes de barbarie accompagnés d’agression sexuelle. »
Après avoir interrogé la victime elle à son son tour sollicité que les débats se passent à huis-clos, c’est ce que le juge Tounkara a accepté.
C’est dans cette dynamique que le procureur a ordonné aux journalistes et au public de quitter la salle .
Premièrement dit-il » vous serez gentils de sortir tous. » Deuxièmement ajoute-t-il « si par maladresse, certains ont pris les images de la dame, ne les diffusez pas.» Parce que, avance-t-il « si vous les diffusez, vous êtes passibles de poursuites », prévient le procureur Algassime Diallo.
L’audience s’est tenue jusqu’aux environs de 15h ce 15 février 2023. Les premières questions ont été posées, par le tribunal comme d’habitude, suivi du ministère public et les avocats de la défense.
L’audience est renvoyée à lundi 20 février 2023 prochain.
Loupeguinee.com onetopic84@gmail.com



