Quoi de plus normal ,de plus juste, de plus moral pour ne pas dire de plus honnête que de restituer un bien à son propriétaire quand celui-ci exprime le besoin d’en disposer.
Alors ,s’il en est ainsi , il ne devrait pas avoir trop de difficultés pour la NATION de récupérer ses biens; tous ses biens; au nom de l’intérêt public, des mains de certains individus qui les détiennent à titre personnel pour une raison ou une autre ,légale ou non.
Entendons nous bien sur le fait que cette exigence de rendre à Cesar ce qui lui appartient ne devrait pas être exclusive, orientée ou parcellaire mais plutôt respectueuse de la loi dans toute sa rigueur et dans le seul but de l’intérêt supérieur de la NATION.
Elle doit donc concerner à mon avis aussi bien le patrimoine meuble qu’immeuble: maisons, terrains mais aussi et surtout ces milliards de francs guinéens , de dollars et autres devises soustraits des caisses de l’état à travers des contrats miniers mafieux ,des marchés gré à gré et autres subterfuges de surfacturation au mépris des lois de la RÉPUBLIQUE et de toute éthique morale.
Il est d’ailleurs à noter surtout que la plus part de ces sommes en devises garnissent les comptes des banques étrangères qu’elles contribuent à enrichir et qui dans la plupart des cas finissent par s’en accaparer.
Au grand dam des pauvres déposants qui même dépossédés ne disposent d’aucun recours et sont contraints au silence .Dans le cas contraire ils risquent de se voir dénoncés et traînés devant des juridictions étrangères par toute une horde de chasseurs de corrompus et de biens mal acquis .
Ces biens comme tous les autres biens de la nation à commencer le tricolore national, sont la propriété de tous les guinéens.
Ce faisant nul n’a le droit d’en jouir qu’en vertu de dispositions légales y afférentes.
En ce qui concerne le dossier des domaines et maisons pour la plupart hérités du contentieux franco-guinéen qui est actuellement à l’ordre du jour sur la scène nationale, on peut distinguer plusieurs catégories d’occupants disposant ou non d’actes légaux de cession ou de simple location :
-Ceux qui y vivent dans l’état dans lequel il ont trouvé les lieux.
_
ceux qui y ont procédé à des modifications et transformations importantes.
-une 3ème et dernière catégorie composée de ceux qui se sont attribué des domaines sur lesquels ils ont réalisé des constructions dont ils ne peuvent souvent pas justifier le financement.
En raison de l’importance de ce dossier à cause de sa complexité et des conséquences graves qui pourraient résulter de sa mauvaise gestion sur le plan politique, social ,économique, il ne doit être traité qu’avec toutes les rigueurs de la loi, sans complaisance ni népotisme.
Pour ma part j’estime que seul un débat national à cet effet, pourrait nous préserver d’un enlisement dans un imbroglio juridiquo politique et nous faire enfin aboutir à une solution définitive heureuse de cette affaire que certains semblent voir agitée au gré des tenants du pouvoir du moment comme arme de règlement de comptes même politiques pour des objectifs inavoués contraires aux valeurs démocratiques et républicaines .Or, il n’est un secret. Pour personne que pareils actes sont susceptibles de nous conduire à des événements fâcheux préjudiciables à quiétude sociale.
Le cadre le plus approprié au débat national est certainement L’ASSEMBLEE NATIONALE.
Ainsi donc il reviendra au gouvernement de saisir les représentants du peuple d’un projet de loi visant au retour dans le portefeuille de L’Etat des ses maisons et domaines ainsi que des mesures à observer vis-à-vis de ceux qui détiennent des documents dûment légaux de baux.
N’avons-nous pas annoncer haut et fort que « seule la loi est notre boussole ».
Elhadj Abdoul Barry
Téléphone :622394186
Conakry c. Ratoma
.


