Suite au double scrutin de mars 2020, des violents affrontements intercommunautaires au sud-est de la Guinée ont entraîné plus de 60 morts et de nombreux blessés selon des organisations locales de défenses des droits de l’homme.
Rencontré à l’hôpital régionale de N’ZÉRÉKORÉ ce vendredi 27 mars 2020, El hadj Issiaga Diallo nous raconte comment il a échappé de justesse à la mort. Ce père de famille gravement blessé accuse des Koniankés et des chasseurs Donzo d’avoir tué son père et son enfant.
Selon le témoignage de cet habitant du quartier Bellevue, ces sont des Donzos armées et des koniankés qui l’ont poignardé au ventre et sur la cuisse. « Des chasseurs Donzos munis d’armes de guerre et d’armes blanches, et des jeunes Koniankés ont attaqué notre maison familiale le 22 mars vers 21 heures.
Ils ont cassé la porte et sont entrés dans la maison familiale où j’étais avec mon père et mon garçon. Ils m’accusent d’avoir financé les Guerzés (chrétiens) et d’avoir une alliance avec eux.
Mon père a commencé à intervenir, un Donzo l’a abattu et un autre m’a donné un coup de machette sur la tête et je suis tomber par terre. Ils m’ont poignardé au ventre et à ma cuisse gauche, ils m’ont donné plusieurs coups, je suis tombé dans le coma. Je me suis réveillé à l’hôpital régional de N’zérékoré.
Ils ont brûlé la maison avec mon garçon. Aujourd’hui j’ai tout perdu», à sangloté Monsieur Diallo. Alité à l’hôpital, ce père de famille désespéré nous a confié que son père a succombé de ses blessures après avoir été tiré à bout portant en pleine poitrine par un chasseur donzo et le corps de son fils a été retrouvé brûlé vif dans les décombres de sa maison qui a été incendiée par ces assaillants en colère.
Bachir Keïta correspondant de Loupeguinee.com 00224664379620



