Alors que plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest redéfinissent leurs stratégies de souveraineté économique et de développement, la Guinée mise sur les grands projets d’infrastructures, l’exploitation minière, les investissements étrangers et la transformation industrielle.
Au cœur de cette ambition figure le programme Simandou, présenté comme un levier majeur de mutation économique du pays.
Dans une analyse consacrée à l’émergence économique de la Guinée et à son positionnement sous-régional, Aimé Stéphane Mansaré, sociologue, expert-consultant en sciences sociales du développement, directeur général du CERFOP et président du conseil d’administration de l’IPCJ-Guinée, défend l’idée d’un souverainisme fondé davantage sur les réalisations économiques que sur les discours politiques.
Dans cet entretien, il revient sur les ambitions économiques de Conakry, les enjeux du projet Simandou, l’attractivité des investissements étrangers et les défis que la Guinée devra relever pour transformer ses ressources naturelles en prospérité durable.
Les analyses et appréciations exprimées dans cet entretien sont celles de l’intervenant. Les données économiques mentionnées devront être rapprochées des publications officielles les plus récentes pour établir des comparaisons rigoureuses.
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Monsieur Mansaré, vous estimez que la Guinée connaît une transformation économique majeure sous la direction de Mamadi Doumbouya. Sur quels éléments fondez-vous cette analyse ?
Aimé Stéphane Mansaré : La Guinée se trouve à un moment charnière de son histoire économique. Pendant longtemps, notre pays a été perçu principalement comme un immense réservoir de ressources naturelles, notamment minières, sans que celles-ci produisent toujours les effets attendus sur la transformation de son économie.
Aujourd’hui, nous assistons à une volonté de changer cette trajectoire en articulant les ressources naturelles, les infrastructures de transport, l’énergie et l’industrialisation.
Le projet Simandou illustre cette ambition. Il ne s’agit pas uniquement d’exploiter un gisement de minerai de fer, mais de mettre en place un ensemble d’infrastructures susceptibles de modifier durablement l’organisation économique du territoire.
Toutefois, il faut être rigoureux : l’existence d’un grand projet ne signifie pas automatiquement que le développement est acquis. La véritable réussite se mesurera à sa capacité à créer des emplois, à développer les entreprises locales, à améliorer les revenus des ménages et à financer les services publics.
C’est à cette condition que la croissance économique pourra se transformer en progrès social.
Vous opposez le « souverainisme de discours » au « souverainisme par l’action ». Que signifie cette distinction dans le contexte ouest-africain ?
Le souverainisme est devenu un thème central dans les débats politiques africains. Il traduit une aspiration légitime des peuples à maîtriser leurs ressources, leurs choix économiques et leur avenir.
Mais il faut distinguer la souveraineté proclamée de la souveraineté effectivement exercée.
Un État peut tenir des discours très fermes sur son indépendance tout en demeurant fortement dépendant des importations, des financements extérieurs, des technologies étrangères ou de l’exportation de matières premières non transformées.
À l’inverse, un pays peut renforcer progressivement sa souveraineté en développant ses infrastructures, en améliorant ses capacités de production, en sécurisant son approvisionnement énergétique et en négociant des partenariats économiques plus avantageux.
À mes yeux, la question fondamentale est donc la suivante : que produisons-nous, que transformons-nous sur place et quelle part de la richesse créée bénéficie réellement à nos populations ?
La Guinée a aujourd’hui l’occasion de répondre à ces questions grâce à ses ressources minières et à ses grands projets structurants.
Il ne s’agit pas de nier les efforts des autres pays de la sous-région, mais de rappeler que la souveraineté économique se mesure aussi à la capacité d’un État à construire une économie productive et à réduire ses dépendances stratégiques.
Le projet Simandou occupe une place centrale dans votre analyse. Pourquoi lui accordez-vous une importance aussi particulière ?
Parce que Simandou dépasse largement le cadre d’un projet minier classique.
Son intérêt réside dans l’articulation entre l’exploitation du minerai de fer, la construction d’infrastructures ferroviaires, le développement d’installations portuaires et les perspectives d’industrialisation.
Le programme Transguinéen, notamment, doit permettre d’assurer le transport des ressources minières vers les installations portuaires. Mais ses retombées potentielles pourraient également concerner les territoires traversés, les activités commerciales, la logistique et certains secteurs agricoles.
Il faut comprendre qu’une infrastructure de transport peut devenir un instrument de transformation économique lorsqu’elle facilite les échanges, réduit les coûts logistiques et favorise l’émergence de nouvelles activités.
C’est précisément l’ambition que nous devons associer à Simandou.
Cependant, les retombées ne seront pas automatiques. Elles dépendront notamment des conditions d’accès aux infrastructures, des investissements complémentaires, des mécanismes de redistribution des revenus et de la place accordée aux entreprises guinéennes.
Le véritable enjeu n’est donc pas seulement de sortir le minerai du sous-sol, mais de faire en sorte que son exploitation contribue à construire une économie nationale plus diversifiée.
Vous évoquez un programme d’investissement de plus de 20 milliards de dollars. Peut-on déjà parler d’un tournant historique pour l’économie guinéenne ?
Il s’agit incontestablement d’un projet d’une ampleur considérable, mais il faut préciser ce que recouvre le montant annoncé.
Il convient de distinguer les investissements prévus, les financements effectivement mobilisés, les dépenses déjà engagées et les infrastructures achevées. Ces catégories ne sont pas interchangeables.
Cela dit, l’ampleur du programme associé à Simandou lui confère un potentiel de transformation important.
Un tel volume d’investissements peut stimuler la demande de matériaux, de services, de transport, de restauration, de logement et de main-d’œuvre. Il peut également favoriser le développement de compétences techniques et de nouvelles activités industrielles.
Mais nous devons éviter une erreur fréquente dans l’analyse du développement : assimiler le montant des investissements à la richesse directement créée pour la population.
Une partie des équipements peut être importée. Certains marchés peuvent bénéficier à des entreprises étrangères. Les recettes publiques dépendront des contrats, de la fiscalité et des conditions d’exploitation.
Le défi consiste donc à maximiser les retombées nationales.
Pour moi, le succès de Simandou devra se mesurer à des indicateurs concrets : les emplois durables créés, la part des marchés attribuée aux entreprises locales, les recettes publiques générées, les infrastructures mises à la disposition du pays et les progrès réalisés dans la transformation locale des matières premières.
Votre analyse insiste également sur les investissements directs étrangers. Vous présentez la Guinée comme l’une des principales destinations africaines des capitaux internationaux. Comment interprétez-vous cette dynamique ?
L’attractivité des investissements constitue un indicateur important de la confiance des investisseurs dans les perspectives économiques d’un pays.
La Guinée possède plusieurs atouts : ses ressources minières, son potentiel énergétique, sa situation géographique et les possibilités de développement de grandes infrastructures.
Le projet Simandou renforce naturellement l’intérêt des investisseurs pour ces secteurs.
Toutefois, il est essentiel de distinguer les investissements directs étrangers des annonces de financement et des engagements contractuels. Il faut également préciser l’année de référence et la méthodologie utilisée lorsqu’on compare les performances des pays africains.
Un classement ponctuel peut être influencé par une opération minière exceptionnelle ou par la comptabilisation d’un investissement de grande ampleur.
L’essentiel est donc de déterminer si la Guinée peut maintenir des flux d’investissements réguliers, les diversifier et les orienter vers des secteurs capables de créer une valeur ajoutée durable.
Nous devons attirer les capitaux, certes, mais aussi nous assurer que leur présence renforce les capacités productives du pays.
L’investissement étranger ne devient un véritable instrument de souveraineté que lorsqu’il contribue à développer les compétences nationales, les entreprises locales et les recettes publiques.
Vous soulignez la question de la dette publique et de la discipline budgétaire. Pourquoi cet aspect est-il déterminant pour la souveraineté économique ?
Parce que la souveraineté économique ne dépend pas uniquement des ressources naturelles. Elle repose aussi sur la capacité d’un État à financer ses priorités sans compromettre sa stabilité financière.
Un pays peut disposer d’immenses richesses minières et rester vulnérable si ses recettes publiques sont insuffisantes, si ses dépenses sont mal maîtrisées ou si le service de sa dette absorbe une part excessive de ses ressources.
À l’inverse, une gestion budgétaire rigoureuse permet de dégager des marges de manœuvre pour financer les routes, les écoles, les hôpitaux, l’agriculture et la formation professionnelle.
Concernant la Guinée, les indicateurs de dette doivent être examinés à partir des données officielles les plus récentes, en tenant compte du périmètre de la dette publique, des engagements des entreprises publiques et des éventuelles garanties de l’État.
Il faut également regarder la qualité des dépenses, et pas seulement leur volume.
Un emprunt destiné à financer une infrastructure productive peut contribuer au développement à long terme, à condition que les bénéfices économiques attendus soient réalistes et que le financement reste soutenable.
La véritable discipline budgétaire consiste donc à concilier l’investissement, la maîtrise des risques financiers et la satisfaction des besoins sociaux.
La Guinée dispose également d’un potentiel énergétique important. Quel rôle l’électricité peut-elle jouer dans cette stratégie de transformation ?
L’énergie est l’un des fondements de l’industrialisation.
Sans une alimentation électrique suffisamment disponible, fiable et abordable, il est difficile de développer des unités de transformation minière, des industries manufacturières ou des entreprises de services compétitives.
Les infrastructures hydroélectriques, notamment les barrages de Kaléta et de Souapiti, représentent des éléments importants de la stratégie énergétique guinéenne.
Mais la capacité installée ne doit pas être confondue avec l’électricité effectivement disponible pour les ménages et les entreprises. Il faut également tenir compte du réseau de transport, de la distribution, de la maintenance et du coût de l’accès à l’énergie.
La priorité consiste à faire en sorte que les investissements énergétiques produisent des effets tangibles dans l’ensemble du pays.
Si la Guinée parvient à fournir une électricité plus fiable à ses industries, à ses petites entreprises et à ses populations, elle renforcera sa compétitivité et pourra développer davantage de valeur ajoutée sur son territoire.
Elle pourrait également contribuer aux échanges énergétiques régionaux, sous réserve de disposer des infrastructures et des capacités nécessaires.
Vous faites référence à l’histoire politique de la Guinée, notamment à l’héritage d’Ahmed Sékou Touré. Quel lien établissez-vous entre cette mémoire et la politique économique actuelle ?
La Guinée possède une histoire particulière dans le combat pour l’indépendance et la dignité africaine.
Sous la présidence d’Ahmed Sékou Touré, le pays a occupé une place importante dans les débats sur la souveraineté, l’émancipation politique et le panafricanisme.
Cette mémoire fait partie de notre patrimoine historique.
Mais l’indépendance politique ne garantit pas automatiquement l’indépendance économique.
Les défis d’aujourd’hui sont différents et nécessitent des instruments adaptés : maîtrise des chaînes de valeur, développement industriel, formation des compétences, accès aux technologies et mobilisation des ressources nationales.
Il faut donc faire le lien entre l’héritage historique et les exigences contemporaines.
Pour moi, la meilleure manière d’honorer cette tradition consiste à construire une économie capable de répondre aux besoins de sa population, de créer des emplois et de défendre les intérêts nationaux dans les partenariats internationaux.
La souveraineté doit être un processus concret, évalué à partir de ses résultats.
Votre texte établit une comparaison avec le Mali et le Burkina Faso, notamment sur le terrain économique. Cette comparaison ne risque-t-elle pas de sous-estimer les contraintes auxquelles ces pays sont confrontés ?
Toute comparaison économique doit tenir compte du contexte propre à chaque pays.
Le Mali et le Burkina Faso font face à des défis sécuritaires considérables, qui pèsent sur les finances publiques, les investissements et les priorités de développement.
Leurs gouvernements doivent également répondre à des besoins urgents en matière de sécurité, d’agriculture et de services essentiels.
La Guinée dispose d’une configuration différente, notamment grâce à son ouverture maritime, à son potentiel minier et à ses perspectives d’investissement dans les infrastructures.
Ces différences doivent être prises en compte lorsqu’on analyse les trajectoires économiques.
Il serait donc réducteur de comparer uniquement les montants des budgets nationaux ou les volumes d’investissements annoncés.
Il faut aussi examiner la croissance réelle, le niveau de vie, l’emploi, la pauvreté, l’accès aux services publics, la diversification économique et la résilience face aux chocs extérieurs.
Mon propos n’est pas de nier les efforts des autres États, mais de souligner que la Guinée dispose aujourd’hui d’opportunités importantes qu’elle doit transformer en résultats durables.
La compétition économique en Afrique de l’Ouest ne devrait d’ailleurs pas empêcher les coopérations régionales. Les infrastructures, l’énergie, l’agriculture et les échanges commerciaux peuvent bénéficier à plusieurs pays simultanément.
Vous estimez que la Guinée souffre d’un déficit de communication. Comment expliquer ce paradoxe entre les ambitions économiques du pays et sa visibilité médiatique ?
C’est une question essentielle.
Dans le monde contemporain, les réalisations économiques ne suffisent pas toujours à construire une image internationale. Il faut également les expliquer, les documenter et les rendre accessibles aux citoyens.
Certains gouvernements investissent massivement dans la communication numérique et parviennent à donner une grande visibilité à leurs initiatives. D’autres privilégient une communication plus institutionnelle, parfois moins adaptée aux nouveaux usages médiatiques.
La Guinée doit donc améliorer la manière dont elle présente ses projets et leurs résultats.
Cela suppose de produire des reportages de terrain, des données accessibles, des infographies, des documentaires et des analyses indépendantes permettant de suivre l’avancement des chantiers.
Mais je voudrais insister sur un point : la communication ne doit pas se substituer à l’évaluation.
Il ne suffit pas de montrer un chemin de fer en construction ou un port en développement. Il faut également expliquer le coût des infrastructures, les délais, les financements, les retombées attendues et les difficultés rencontrées.
La crédibilité internationale se construit lorsque les annonces sont accompagnées de preuves vérifiables.
La Guinée gagnerait donc à développer une communication économique moderne, transparente et ouverte au débat contradictoire.
Au-delà des grands chantiers, comment faire en sorte que cette croissance profite réellement aux Guinéens ?
C’est probablement la question la plus importante de toute cette réflexion.
Une croissance élevée peut coexister avec des inégalités importantes. Les revenus générés par un secteur stratégique ne se diffusent pas automatiquement dans l’ensemble de l’économie.
Pour que les grands projets profitent aux Guinéens, plusieurs conditions doivent être réunies.
Premièrement, il faut renforcer la formation professionnelle afin que les jeunes puissent accéder aux emplois techniques et qualifiés créés par les investissements.
Deuxièmement, il est nécessaire de faciliter l’accès des entreprises nationales aux marchés liés aux grands projets, dans le respect des exigences de qualité et de compétitivité.
Troisièmement, les recettes publiques doivent contribuer au financement des services essentiels : santé, éducation, eau potable, assainissement et infrastructures locales.
Quatrièmement, les territoires qui accueillent les projets doivent bénéficier de mécanismes de compensation et de développement adaptés, notamment lorsque les populations sont affectées par les déplacements, les contraintes foncières ou les transformations environnementales.
Enfin, la gouvernance doit être suffisamment transparente pour permettre aux citoyens de comprendre comment les ressources nationales sont mobilisées et utilisées.
La réussite économique de la Guinée ne se mesurera pas uniquement au tonnage de minerai exporté, mais aussi à l’amélioration des conditions de vie de sa population.
Quels sont, selon vous, les principaux risques susceptibles de compromettre cette ambition de transformation économique ?
Il existe plusieurs risques qu’il serait imprudent d’ignorer.
Le premier est celui de la dépendance excessive aux matières premières. Si la croissance repose principalement sur les exportations minières, le pays restera exposé aux fluctuations des prix internationaux.
Le deuxième concerne la gouvernance des grands projets. Des retards, des dépassements de coûts, une mauvaise coordination institutionnelle ou des contrats insuffisamment transparents peuvent réduire les bénéfices attendus.
Le troisième risque est social. Si les populations ne perçoivent pas d’amélioration de leurs conditions de vie, un décalage peut apparaître entre les indicateurs macroéconomiques et les réalités quotidiennes.
Le quatrième est environnemental. Les infrastructures minières, ferroviaires et portuaires doivent respecter des exigences rigoureuses en matière de protection des écosystèmes et de gestion des impacts sur les communautés.
Enfin, la question du contenu local est déterminante. Il faut éviter que les investissements les plus importants produisent peu d’effets d’entraînement sur les autres secteurs de l’économie nationale.
La Guinée doit donc penser Simandou non comme une fin en soi, mais comme un levier pour développer l’agriculture, l’industrie, les services, la formation et l’entrepreneuriat.
Quel message souhaitez-vous adresser à la jeunesse guinéenne et, plus largement, à la jeunesse ouest-africaine ?
Je voudrais lui dire que l’avenir de l’Afrique ne se construira ni uniquement dans les discours politiques ni exclusivement dans les grandes infrastructures.
Il se construira par la connaissance, le travail, l’innovation, la formation et la capacité à transformer nos ressources en richesses partagées.
Les grands projets peuvent créer des opportunités, mais encore faut-il préparer les jeunes à les saisir.
Cela exige des compétences techniques, une bonne maîtrise des outils numériques, des capacités entrepreneuriales et une culture de la responsabilité.
La jeunesse doit également pouvoir demander des comptes aux institutions, suivre l’utilisation des ressources publiques et participer aux débats sur les priorités nationales.
Le développement ne doit pas être un sujet réservé aux gouvernements, aux investisseurs ou aux experts. Il concerne chaque citoyen.
Je crois que la Guinée possède des atouts considérables. Mais ces atouts ne deviendront une véritable force collective que si les opportunités économiques s’accompagnent d’une amélioration tangible des conditions de vie.
Pour conclure, peut-on déjà considérer la Guinée comme un futur moteur économique de l’Afrique de l’Ouest ?
La Guinée possède des atouts qui peuvent renforcer son poids économique régional : ses ressources minières, son potentiel hydroélectrique, son ouverture sur l’Atlantique et les infrastructures en cours de développement.
Le programme Simandou pourrait jouer un rôle majeur dans cette évolution, à condition que les investissements se concrétisent et que leurs retombées soient suffisamment importantes pour soutenir la diversification économique.
Mais il faut distinguer le potentiel, les résultats déjà obtenus et les perspectives futures.
Le statut de moteur économique régional ne se décrète pas. Il se construit dans la durée, grâce à la compétitivité des entreprises, à la qualité des institutions, à la stabilité du cadre économique, à la formation de la main-d’œuvre et à l’amélioration des conditions de vie.
Je reste convaincu que la Guinée dispose d’une occasion historique.
Le défi consiste désormais à transformer ses ressources en capacités productives, ses infrastructures en opportunités économiques et sa croissance en progrès social.
C’est à cette condition que le pays pourra consolider durablement sa place dans l’économie ouest-africaine.
Saidou Diallo
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